‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 3)Chapitre 179 sur 285 · II · texte numérisé non relu

II

Virgile1, dans Pline2, Propercc, Strabon, et bien d'autres auteurs.

Pourquoi sacrifîait-on des porcs à DéméterJ? On ne le sait point au juste : toutefois il est constant que dans le sol de ses temples, à Cnide par exemple, on a retrouvé de petits porcs en terre , et d'autres en marbre, destinés à servir dans le rituel de Déméter.

Le sang de porc avait, dans la pensée des anciens, une vertu purifiante. Oreste, meurtrier de sa mère, se plaint d'être persécuté « bien qu'il ait enlevé sa souillure dans le sang* d'un porc4 ». Selon Apollonius, les assassins devaient se plonger les mains dans le sang de cet animal pour se laver de leur crime.

On employait dans le même but l'eau, le son, te sable, la chaux ou la terre. A propos des expiations, Plutarque, dans son Essai sur la superstition, ajoute cette très remarquable réflexion : « Pour être pardonné, le coupable devra non seulement se rouler dans l'argile5, mais encore confesser sa faute. »

Le sang déjeunes chiens, rapporte Athénée, servait également de purification mystique6.

Théophraste a raconté les perplexités qui troublaient le peuple grec, à chaque instant du jour. Apercevait-on une belette? Il fallait s'arrêter aussitôt; et, avant de poursuivre son chemin plus loin, ramasser trois petites pierres que l'on jetait devant soi pour conjurer les maléfices. Un serpent pénétrait-il dans une maison? On devait lui élever un autel domestique. Un essaim à' abeilles s'abattant sur une propriété était un augure désastreux.

Convaincus qu'ils descendaient des fourmis, les Myrmidons7 ressentaient pour elles une sorte de piété filiale. Dans la race des Achantis, la « Tribu des fourmis » partage ce sentiment; et,

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