‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 3)Chapitre 178 sur 285 · Nom grec de Neptune · texte numérisé non relu

Nom grec de Neptune

A la différence des Cbaldéens el des Syriens, les Grecs, dans Leurs rites, méprisèrent toujours les poissons comme appartenant à un monde inférieur.

Si La corneille et Le corbeau son! dits oiseaux de malheur, on «mi trouve La raison dans La mythologie grecque qui raconte que jadis le corbeau était blanc, mais que L'oiseau étant venu annoncer à Apollon que Coronis le délaissait, le dieu courroucé maudit Le messager ailé, dont les plumes, rapporte Hésiode, devinrent aussitôt couleur de la nuit.

Faut-il rappeler <pie Les plus lettrés parmi les anciens Grecs écrivaient couramment : que les plaintes mélodieuses du rossignol ou le cri aigu de L'hirondelle étaient autant de lamentations de Procné et de Philomèle métamorphosées... ; que les grenouilles avaient pour ancêtres des pâtres charmants, changés en vilains batraciens parla mère d'Apollon, etc..

Dans Y Iliade, ce dieu, dont les transformations ne se comptent pas. revêt le plumage d'un faucon, et, grâce à ses ailes de large et puissante envergure, s'envole de l'Ida.

Le loup occupe une place notable dans les légendes qui se sont perpétuées à travers les âges. Le Lycée d'Apollon-Loup (Apollon Lykios) existait à Athènes, et la fable disait que Latone, la mère du dieu, avait été elle-même transformée en louve.

A Delphes, on éprouvait presque de l'adoration pour cet animal, dans lequel on voyait l'incarnation du dieu, « en sorte que, dit Apollonius de Rhodes1, si un Athénien avait le malheur de tuer un loup, il devait comme réparation l'enterrer avec respect ». Les Grecs pensaient encore que celui qui aurait été vu par un loup, aurait, à l'instant même, perdu l'usage de la parole.

Nous ne nous attarderons pas à nous faire ici l'écho des histoires d'individus changés en voraces carnassiers, qui jadis terrifiaient nos campagnes sous le nom de loups-garous (lycanthropes). On y croyait si bien, que le 18 janvier 159 1, un arrêt du Parlement de Dôle. rapporte La Koche-Flavin, condamna au feu Gilles Garnier pour s'être changé en loup-garou ». L'idée n'était point nouvelle! et il en est très positivement parlé dans

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