Celui qui avait reçu un coup d'estor était dit estoqué
empêchements que le courage d'un seul homme peut mener à chef;
17° Qu'ils ne prendraient jamais aucun gage, ni pension d'un prince étranger;
18° Que, commandant des troupes de gendarmerie, ils vivraient avec le plus d'ordre et de discipline qui leur serait possible, et notamment en leur propre pays, où ils ne souffriraient jamais dommage, ni violence d'aucun genre;
19° Que s'ils étaient obligés à conduire une dame ou damoiselle, ils la suivraient, la protégeraient, et la sauveraient de tout danger et de toute offense, ou mourraient à la peine;
20° Qu'ils ne seraient jamais insolents envers dames ou demoiselles, encore qu'ils les eussent gagnées par les armes;
21° Qu'étant recherchés de combat1, ils ne le refuseraient point, à moins de plaie, maladie ou autre empêchement raisonnable ;
22° Qu'ayant résolu de mettre à chef une entreprise, ils y vaqueraient an et jour, s'ils n'étaient rappelés pour le service du roi et de leur patrie;
23° Que s'ils faisaient un vœu pour acquérir quelque honneur, ils n'y renonceraient point, qu'ils ne l'eussent accompli, ou l'équivalent;
24° Qu'ils seraient fidèles observateurs de leur parole et de leur foi donnée, et qu'étant prisonniers en bonne guerre, ils paieraient exactement la rançon promise ou se remettraient en prison au jour et temps convenus, selon leur promesse, à peine d'être déclarés infâmes et parjures;
25° Que, revenus à la cour de leur souverain, ils rendraient un véritable compte de leurs aventures (encore même quelles fussent quelquefois à leur désavantage) au roi et au greffier de l'Ordre, sous peine d'être privés des droits de chevalier;
26° Que, sur toutes ces choses, ils seraient fidèles, courtois, humbles, et ne failliraient jamais à leur parole, « pour mal ou perte qui leur pût advenir2 ».