M. Lois, Maçonnerie nouvelle
•2. Les groupes maçonniques ont leur argot ; ainsi à table, le nappe s'appelle drapeau; viettes, étendards; les assî - : les plats auges; les couteaux, g la ives; les
fourchettes, tridents; les verres, canons; la soupe, ciment, et la nourriture, mastic. Mastiquer, c'est manger; et boire se dit : tirer h canon, etc....
Alors le prêtre interpelle de la même manière l'épouse; et après avoir entendu les promesses et consentements mutuels, prononce les paroles de la bénédiction nuptiale1.
Quant aux serments professionnels , ils n'existent chez nous que pour les magistrats, les officiers ministériels, les employés de certaines grandes administrations publiques, et enfin pour les membres du barreau : arrêtons-nous quelques instants sur cette dernière profession.
Au début de sa carrière, pour être admis à la barre, Y avocat doit prêter serment, sage mesure que les législateurs de tous les temps ont jugée nécessaire en vue d'obtenir le sacrifice des intérêts particuliers à l'intérêt général, et une scrupuleuse probité dans les rapports confraternels2.
De plus, il est incontestable qu'étant données les confidences faites à l'avocat, qui, parfois, dispose de l'honneur des familles ou de la vie du coupable, pareille garantie est justifiée s'il en fut3. Seulement, tandis que, de nos jours, le serment est prêté une fois pour toutes, autrefois il était renouvelé pour chaque cause (Just., L. 2, De jur.). Sous le droit de Justinien, la promesse était donnée, la main sur l'Évangile4. Obéissant à une pensée élevée, Justinien fit de l'étude du dossier un devoir de conscience pour l'avocat, la négligence équivalant à l'improbité : aussi l'obligation de vouer aux procès tout le soin possible futelle insérée dans l'adjuration5.
Le concile de Lyon, statuant au point de vue de la conscience, ordonna aux membres du barreau de promettre, chaque année, qu'ils ne recevraient pas plus de vingt livres tournois d'honoraires pour les plaidoiries6. Une ordonnance de Philippe III