Cod. inst. crim. allem., 1er février 1877, VI
EŒMONIAL DU BERMENT,
leur main droite sur les plis de ce drapeau. Alors un lieutenant lit la formule que répètent ces deux soldats; en môme temps, les autres de la même confession élèvent trois doigts de la main droite, le pouce, l'index el le médium.
Voici la traduction du texte officiel : Je jure Dieu le Tout- Puissant, par ani.uii' et foi, servir Sa Majesté l'Empereur allemand, que ce soit sur terre, sur mer, et partout et toujours; combattre quiconque le menace d'un danger ; et le défendre au péril de ma vie, avec l'aide de Dieu et de ses saints Évangiles ! »
Cette cérémonie ue se renouvelle pas chaque fois qu'un engagé ou une recrue arrive au corps pendant l'année. Dans ces cas spéciaux, le chef de bataillon, assisté d'un adjudant, tire son sabre et fait jurer le jeune soldat sur cette arme, par la simple répétition de la formule propre à la religion à laquelle il appartient.
Rapprochons de ce qui précède cette autre belle formule que prononça devant tous M. Cleveland, Président des États-Unis, le jour de son installation : « Je prends devant Dieu l'engagement de me consacrer, au bien du pays avec un dévouement absolu et sans réserve. Par-dessus tout, je crois qu'il y a un Être Suprême qui régit les affaires des hommes, et dont la grâce et la bonté n'ont jamais été refusées au peuple américain. Et je sais qu'il no se détournera point de nous maintenant, si nous cherchons humblement son aide toute-puissante. »
La loi russe permet aux plaideurs de trancher les contestations par le serment; mais, à la différence de notre Code civil1, elle n'autorise pas le juge à le déférer d'office (art. 115, 485) 2; quand les parties tombent d'accord pour terminer de cette manière leur procès, elles doivent rédiger une formule de serment avec indication des circonstances (art. 489) et présenter requête en ce sens. Le Président convoque alors les adversaires, et les exhorte sagement à se concilier plutôt que d'en venir à la prestation.
Rien de plus sage que cette procédure préalable, puisque les intéressés consentant, de part et d'autre, à jurer des choses in-