‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 3)Chapitre 7 sur 285 · Ilist. des reli'j. act., M. Yinson · texte numérisé non relu

Ilist. des reli'j. act., M. Yinson

point quelque part sur la terre des faits analogues, dont on puisse s'assurer1. »

Posons d'abord quelques principes, qui nous serviront de jalons pour diriger notre marche, et de points de repère pour grouper nos documents :

1° Les peuples non civilisés (les seuls qui puissent avec quelque vraisemblance être taxés d'athéisme collectif) croient à des Esprits.

2° Plus on les étudie de près, plus on découvre chez eux la notion à'un Grand Esprit.

Première proposition : Les peuples sauvages- admettent l'existence de puissances surhumaines.

Quand ces puissances sont confondues avec les forces ou les éléments naturels divinisés, c'est le naturisme. Quand elles sont réputées habiter certains objets, en qualité d'Esprits, de Génies, de Fétiches, deManitous, de Chémis, c'est X animisme. Quand elles sont cachées sous des figures revêtant ordinairement la forme humaine : c'est Yidolutrie 3.

Lorsqu'on assimile les sauvages fétichistes à de purs matérialistes, comme le font résolument certains ouvrages que nous avons sous les yeux, on méconnaît la signification des amulettes**, des talismans^, des grigris^ et des fétiches1, aussi bien que le sens vrai des rites sacrés et des superstitions, auxquels les noncivilisés attachent une importance capitale.

Loin de nier le surnaturel, ils l'exagèrent au point de voir une action divine, même dans les médicaments les plus vulgaires !

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