JacolL, V. au Niger
2. Avec les Yédas et les poèmes Mahabarata et Ramanaya, les lois de Manou forment le code sacré de l'Inde.
« Quiconque tuera une vache, fût-ce involontairement, se revêtira de sa peau, et durant trois mois suivra et servira jour et nuit un troupe m de bestiaux '. »
Dans rindouisme, dernière transformation du Brahmanisme, Brahma perd à son tour le rang de dieu suprême, qui passe à Vishnou; et La réuniou de Brahma, Vishnou et Çiva forme la trimourtiz} objet de l'adoration dos Hindous actuels : Brahma est le créateur, Çiva le destructeur et Vishnou le conservateur, ou dieu protecteur qui revêt des formes spéciales à la suite d'incarnations ou avatars nombreux3. On le représente avec quatre bras et un visage bleu ouvert foncé : ses attributs sont la conque, la foudre et la massue. Les trois dieux sont non seulement distincts, mais inégaux et rivaux : c'est une triplicité, et non une trinité.
I.a divinité protectrice étant réputée la plus utile à la créature, et d'autre part la puissance destructrice étant très redoutée, il en est résulté qu'en fait, Vishnou, et Çiva le dieu aux huit bras, ont, au dot liment du culte de Brahma, attiré à eux la grande masse des croyants. Ce dernier n'est plus guère considéré que comme une émanation de Vishnou ou de Çiva.
Parmi les formules mystiques dont la signification resta longtemps ignorée des profanes, citons la syllabe 6m, ou plutôt aum, formée de trois lettres4, représentant les trois personnes de la tri-murti indienne. Pour cette raison, ce mot aum est devenu une formule de piété habituelle, une prière très répandue dans le Brahmanisme.
Vishnouites et Çivaistes se sont séparés pour devenir sectateurs exclusifs de leur idole préférée : la secte çivaiste est la plus portée à une sorte de vie contemplative, dont les pénitents ambulants (Voghi) donnent l'exemple.
Les Règles de la contemplation entrent dans des détails qui dépassent ce qu'on pourrait imaginer.