lô mars 1841, et 14 août, même année
acte de maitre en ce logement par la casse de plusieurs briques clans les chambres1. »
N'importe ! cette pratique qui consiste à briser les carreaux ou les briques de sa maison pour bien prouver qu'elle vous appartient, est assez originale : elle montre la persistance des usages traditionnels, en dépit de l'unité de notre procédure.
Dans l'île de Rugen, pour la vente judiciaire des immeubles, le propriétaire comparaissait tenant en main son chapeau. Par trois fois le juge lui demandait s'il voulait se défaire de son bien. Après avoir répondu affirmativement le vendeur remettait son couvre-chef à l'acquéreur, qui à son tour était interpellé trois fois par le juge. « L'acheteur alors passait le chapeau au magistrat qui, l'élevant en l'air lentement, déclarait la convention régulière. »
De même, dans le Brunswick, celui qui vend et celui qui achète posent la main « sur le bonnet de l'officier public » pour ratifier les propositions échangées.
Au pays de Saint-Gall, quand une vente avait lieu, « l'officier et le vendeur tenaient ferme une espèce de coiffure noire que l'acheteur devait violemment leur arracher des mains », comme marque de ses droits sur l'objet du contrat.
On ne saurait croire combien de fois on rencontre l'usage du chapeau dans les Législations et les Coutumiers divers : le roi seul était toujours autorisé à garder le chapeau sur la tête en signe d'indépendance2.
Chez les Goths, les nobles et les prêtres avaient la permission de rester couverte de leur bonnet. — Chez les Francs, le vassal ôtait son chapeau quand il faisait hommage à son seigneur. — Jadis, dit Grimm, quand on saisissait un débiteur, on lui enlevait son couvre-chef. — Celui qui cédait ses biens devait venir à l'audience tête nue. — Comme aveu d'assujettissement le synode de Vienne obligea les Juifs à se coiffer d'un bonnet pointu, qui devait être de couleur safran d'après les statuts d'Avignon;