Barlong, qui a la forme d'un carré long
par l'accord des deux intéressés, mais il n'était même pas nécessaire qu'il y eût réciprocité : une seule des parties pouvait anéantir le pacte en signifiant sa renonciation l.
Cette déclaration de rupture était faite dans les termes suivants : « Je renonce à tf épouser- »; et les fiançailles étaient réputées non avenues.
La fille pouvait être engagée par son père sans qu'elle acquiesçât en rien au projet, à moins toutefois que le fiancé ne fût de rang tout à fait inférieur ou d'une immoralité notoire 3. Les auteurs donnent pour raison de cette omnipotence paternelle, que la fille se marie plus difficilement que l'homme, et qu'il ne faut pas manquer l'occasion de l'établir4.
A un point de vue, n'est-il pas vrai de dire qu'en France également souvent la jeune fille ne se marie pas : on la marie?
Il était licite de fiancer une jeune Romaine quand elle avait sept ans. C'est ainsi qu'Octavie, fille de Claude et de Messaline, fut promise à Lucius Silanus alors qu'elle n'était âgée que de sept années environ.
On peut même citer des cas de fiançailles d'enfants, encore au berceau5!
En principe les fiançailles romaines existaient par le consentement des parents; toutefois, lorsqu'il y avait contestation il importait de pouvoir prouver l'accord intervenu; aussi le concours de témoins fut-il bientôt admis. C'est ainsi qu'on voit le vieux Caton, lors de son second mariage, célébrer ses sponsalia sur le forum en présence de nombreux témoins6.
C'était l'occasion d'une fête familiale, dans laquelle parents et