‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue)Chapitre 196 sur 296 · Guest · texte numérisé non relu

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2. On a vu en France des hommes se refuser au mariage religieux après avoir lié civilement la femme devant le maire. Pour conjurer cette mystification, M. Batbie avait

suggéré de modifier ainsi notre loi : à la mairie, on demanderait aux fiancés s'ils entendent subordonner la perfection du mariage à la célébration religieuse ; et en cas d'affirmative, Tacte de mariage ne serait parfait que par la mention du mariage à l'église, inscrite en marge du registre civil.

shellings, cet industriel, qui avait organisé un véritable office matrimonial, délivrait des certificats de mariage « selon les lois écossaises ».

Au besoin il procurait « un ministre de l'Évangile ».

« Aujourd'hui on exige que l'un des deux contractants habite l'Ecosse depuis au moins vingt et un jours; avant 1856 aucune condition de domicile n'était imposée1. »

Les coutumes matrimoniales des habitants de l'île de Marken [Hollande) sont peu connues. Ces descendants des Frisons qui vivent entre eux sur leurs terpens 2 et ne s'allient pas à des étrangers, ont conservé leurs traditions presque intactes.

Pour un Markennar, émigrer serait un déshonneur; et chercher une femme sur le continent serait une sorte de mésalliance. Nous avons visité cette petite colonie ; et ce qui nous a frappé tout spécialement, c'est l'extraordinaire ressemblance qui existe entre tous les enfants du groupe : à chaque détour des ruelles qui s'entre-croisent, on croit revoir l'enfant qu'on avait remarqué un instant auparavant. L'identité des costumes augmente encore cette illusion qui est, pour le visiteur, une cause continuelle d'étonnement.

Quand une jeune fille est recherchée en mariage par un Markennar, elle est invitée à monter avec sa famille sur la barque de son prétendant, ou sur celle du père de ce dernier.

Les fiançailles ont lieu le dimanche, après le service religieux ; et vers quatre heures est servi le banquet des accordailles, composé de pois gris, de raisins secs sautés au beurre, de fromage, et comme dessert, de sop, plat national fait de pain au lait saupoudré de sucre fin.

Le fiancé se reconnaît à un flot de rubans rouges, bleus et verts attaché, non pas à son chapeau ni à sa veste, mais à sa longue pipe.

Au jour de la noce, la jeune fille revêt des habits datant du xme siècle et d'origine espagnole; il ne s'en trouve, dit-on, que

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