‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue)Chapitre 209 sur 296 · Jules Brun · texte numérisé non relu

Jules Brun

il a prononcé trois fois le libelle de renvoi, il n'est plus autorisé à reprendre sa femme, avant qu'elle ait été mariée à un autre. Il doit pourvoir à son entretien pendant deux ans si elle est nourrice.

La femme, elle, n'a pas en principe le droit de répudiation; néanmoins elle peut l'acheter de son mari en lui abandonnant une partie de son douaire.

Les musulmans possèdent, outre le Koran, des recueils d'Ordonnances dont les règles sont adoptées non seulement en Perse, mais partout ou règne la foi itnanite.

Quand un musulman a trouvé la jeune fille qui, selon l'expression du texte, « doit réjouir ses regards et lui obéir ^ », il est tenu de réciter « une prière de deux roket2 » suivie d'une invocation de ce genre : « En vérité, Seigneur, je désire contracter ce mariage! » La cérémonie sera ajournée si la lune se trouve dans le signe néfaste du scorpion. Diverses prières sont recommandées aussi à l'épouse de son côté.

Le prétendu est autorisé « à regarder le visage de la femme qu'il compte épouser3 ». D'après Sidi-Khalil, le futur ou son représentant (oukyl) peut demander à voir aussi les mains de la future « jusqu'au poignet; mais exiger qu'elle ouvre la bouche pour montrer ses dents, serait peu convenable ». L'opinion des légistes est « qu'il peut encore inspecter sa chevelure ».

Tout « croyant » invité à un banquet de noce est libre de refuser ; mais s'il accepte « il doit prendre part au festin, fût-il en état de jeûne » ; toutefois il n'aura pas le droit « d'emporter des sucreries ni des fruits offerts pendant les fêtes nuptiales ».

L'acceptation se donne en cette forme : « J'ai consenti. »

Comme empêchement au mariage, se trouve la parenté de lait : elle existe quand la nourrice a donné à téter à l'enfant « à quinze reprises au moins4 ».

Et le texte ajoute : « Si l'enfant cesse de lui-même de téter, le fait qu'il se remet à boire constitue un allaitement nouveau. Si au contraire l'enfant ne s'est interrompu qu'accidentellement

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