‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue)Chapitre 86 sur 296 · A communionc corporis et sanguinis Christi · texte numérisé non relu

A communionc corporis et sanguinis Christi

2. Anathème veut dire : séparation (separatur a consortiojidelium).

D'ailleurs, un moine n'est pas plus l'Eglise, que le garde champêtre n'est l'Etat.

Ajoutons qu'à cet égard les abus individuels ont été considérés par les Évêques et les Papes, comme autant d'excès de zèle répréhensibles , et même comme des graves fautes. Citons notamment l'intervention du pape Grégoire X au xme siècle, et les décisions du concile de Lyon pour protéger les excommuniés contre les brutalités populaires. Rome alla même jusqu'à prononcer l'anathème, au nom du Dieu de charité, contre ceux-là qui se montreraient inhumains à l'égard des personnes frappées d'excommunication ou d'interdit1.

En résumé, les juridictions ecclésiastiques, bien que très imparfaites encore à raison des mœurs de l'époque, se montraient cependant plus tolérantes que les justices royales ou seigneuriales 2. Ainsi dans les Cahiers du Clergé de France en 1789, se lisent, parmi les « doléances », des réclamations inspirées par un esprit d'équité et de progrès, qui fait honneur à ceux qui en ont pris l'initiative. Le clergé demandait entre autres choses aux États généraux :

— L'égalité des peines, sans distinction de rang ni de naissance 3 ;

— L'énoncé des motifs dans les Arrêts, et la suppression de la sellette 4 ;

— La dispense du serment de la part de l'accusé5;

— L'abolition de la question, et la faculté des secours religieux aux condamnés à mort6;

Page 1