‹ Histoire des découvertes géographiques des nations Européennes dans les differentes parties du mondeChapitre 113 sur 123 · ORIGINE DES OTTOMANS · texte numérisé non relu

ORIGINE DES OTTOMANS

avec leurs tentes et leurs troupeaux, en été de la plaine à la montagne , en hiver de la montagne à la plaine. Il y avait toujours là un puissant élément de force, qui ne demandait qu'une main ferme pour le contenir et le diriger.

Cette vigueur régénératrice qu'avaient perdue les Seldjoukides de Roum, les Turks allaient la retrouver dans la famille d'Othman. Nous avons dit comment Ertoghrul , fils de Suleïmân-châh , avait reçu du sulthan un établissement vers les bords du Sakaria ; Ertoghrul n'avait pas cessé d'agrandir son fief aux dépens des terres de l'empire grec, et en 1281 , au moment de sa mort, il venait de couronner ses nombreux succès par l'importante conquête de Cotyœum, une des villes de l'ancienne Phrygie septentrionale, dont le nom a pris, sous la domination turque, la forme de Koutaïèh : dans le même temps , les Turkomans de Cappadoce pénétraient dans la KhalybiCy enlevaient aux empereurs de Trébizonde une étendue considérable de territoire, et menaçaient jusqu'aux villes de la côte CO.

Othman (ou Osman) , l'aîné des fils d'Ertoghrul, hérita de la valeur ainsi que de la puissance de son père. Non-seulement le sulthan lui confirma les dignités et le fief d'Ertoghrul : il ajouta aux unes de nouveaux titres et de nouveaux insignes avec des privilèges importants , et il agrandit l'autre en y joignant le district de Karadja-hissar au nord d' Angoura. Arrivé à ce haut point de fortune , il ne manquait à Othman que le titre de sulthan ; il en avait en effet toute la puissance. Mais plus fidèle encore qu'ambitieux, il ne trahit pas la confiance dont les princes d'Iconium lui avaient donné tant de témoignages ainsi qu'à son père 5 et ce fut seulement lorsque la famille de Seldjouk, complètement éteinte ou dispersée , laissa vacant le trône de Roum , qu'il se fit proclamer sulthan et annonça hautement la volonté de reconstituer l'empire. Cet événement eut lieu en 1300, l'an 699 de l'ère musulmane. Il choisit alors pour résidence habituelle la ville de léni-chèhr (2), à peu de distance au midi du lac de Nicée. Avant ce temps, il avait demeuré à diverses époques tantôt à Kara-hmar^ tantôt à Osmandjik ou à Seughud.

» Fallmcrayer, Gesch. des Kaiserth. von Trapez. p. 76. » Ou la NouTelle Ville ; dans les annalistes grecs, JYeapolû.

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