‹ Histoire des découvertes géographiques des nations Européennes dans les differentes parties du mondeChapitre 69 sur 123 · ASIE-MINEURE. 5<^ SIÈCLE AT. J · texte numérisé non relu

ASIE-MINEURE. 5<^ SIÈCLE AT. J

des siècles classiques voisms de notre ère : auNord^ eUe,paniU atteindre jusqu au cours supérieur du ^Halys ; a. l Est, elle^estbor; née par TEuphrate: au Sud-Est. elle se prolonge surlàoole sjriennejusqy'a Posidêïoiij à la gajucne ou au sud de m bouchç

à la marine. Auxiliaires douteux des Perses, ils leur avaient fourni cent vaisseaux. Us portaient des casques d une forage propre à leur pays, et, au lieu de boucliers, des rondach^de cuir de bœuf cru. Ils étaient vê.tus de tuniques de laine. Chaque iprume avait pour arme deux javelots , et une épée assez sen|r >labie a celle des Égyptiens. I^a seule, cirppnstance locale qu'Hérodote mentionne dans 1^ Cilicie est la plaine Aléienne, '7r£8(ov aXtjïov, nom déjà introduit par les mythographes dans l'antique légende de Bellérophon (3)

L'île de CJypre, KuTipoç, çst^ située à ^l'ogposite dei. l^ côlc cillpiehne. Dans l'organisation, des ^sairap^es pç!rsanes,ifypre ne formait qu'un ffouverneraent avec la Phénicie et la Syrie- Palestine. Avant d avoir été soumise a la suprématie des Perses, cette ile avait été tributaire du roi d'Egypte Aroasis. Les Cyprions reconnaissaient diverses origines : les uns se disaiept issus d Atbçnes et de Salami ne j d'pi^tres de . l'ArcajJie^ (je Kythnos, de Pbénicie et mômè de rpthiopie. La co;ffure,(fe leurs rois était tout orientale; elle consistait en u^e^ipitre rpulée autour de la ^ôte, ou en un bonnet haut nommé kidareî^^. Ils portaient du reste le, costqme hel^énicjiie. pypre avait fourni ^ept cin(^uante vaisseaux à la flotte persane ^^\. . .^ .. j

L'historien nomme plusieurs villes de l'île de Cvpre : Paphos, Soloi , Salamis , Kourion , Amathous (Amathonte). Il donne aussi

1 Lib. II , c. 34 ; I, 72 ; V, 52 ; III , 91. —- Gomp. ci-dessus, p. 287. . % Sûrtômeni tiàp. Âxotiolv ati-dtt^û^ou au delà' dès Àkkienè. Gà ôonî^ Qi^i

opposition apx p^us ancienne;! tr||)us,^élasgiques ou helléuiques qui se répandirent dans l'intérieur de la Péninsule.

3 Lib. VIII , C. 68 ; VU ,91 ;,YI, j>0, , ; . , î w. , » . l . :. , , i a .J ^ Ces coiffures, que l'on retrouve sans altéQiU99fil|e&iqB.i||up|e^açAçi>^^ l'Orient , ne sont que des modifications diverses du tupJMia» Mltigr^ l9<Q<iCij|riBil^ des noms , la mitre de nos évéques n'en donne qu'une Idée tout à fait iocxacie. » Ub, m, c. 91 ; II, 182 ; VU , 90.

Â8tE-lflN£tJSÉ D^HéàoboTË. tLES. 307

a une des pointes avancées de la côt^ , sans doute au c§p qpi se prolonge au Noril-Est, le nom de KX^îSeï; vf^ç KuTrpou, les Clefs de Cvpre (*J.

Hérodote connaît très en détail toutes Ips île^ de la nier Egée qui bordent la côte asiatique: il est surlout circonstancié sur

S[uelc[ues unes des plus iii^ portantes, notamment sur Samos, Lhios , Lesbos et Lemnos (^).

On trouve dans Hérodote le récit très-curieux d'une conversation entre Aristagoras, prince de Milet^ et Cléomènes, roi de Sparte, qui ajoute un dernier trait au tableau que Thistorien a tracé de la géographie de rAsie-Mineure. Ce passage est trop ihléressant pour que nous ne le transcrivions pas tout entier. On peut le regarder comrne résumant les connaissances acquises à cette époque par les Hellènes d'Asie sur les contrées comprises entre la mer Egée et la réjgion de l'Euphrate ^ et on y voi^t en outre la preuve directe que les colonies asiatiques de l'Hel-

lenie , favorisées par leur position, et par leurs rapports de, négoce avec les autres peuples de la Méditerranée ,^ avaient devancé leur mère patrie dans cette connaissance des contrées ôrieii taies.

Les cités et les îles de Vlonie avaiçnt été contraintes de sabir le joug du grand roi C^)-, Aristagoras de ^^et, méditant un soulèvement général de toutes les villes helléniqueSj, s'était rendu secrètement à Sparte pour gagner à ses projets le^^ Lacédémoniens et leur roi. Reconquérir Tindépendance n'était .pas son seul bût : il voulait plus encore , et la conquête de Ja Perse lui semblait une re)3résaillc facile autant que glorieuse. Mais le temps n'était pas veiiu sans doute où cette grande entreprise pouvait être tentée 5 près de deux siècles devaient s'écoulei; encore avant qiie le fils de Philippe , réunissant dans sqs main^ les forces jusdué-îà aissémirices de la Grèce entière, £ît sentir à son tour à 'Asie domptée le joug que si longtemps l'Asie avait fait peser sur les fils de l'kiirope.

»tfb.V,fc.libctli3;iv;i6S;V,ib8. . ^ ,. , .,

* H. BeriÉan Beferik , Géographie des Herodot (Kœnigsberg , 1838 , in-S"" ayec un atias) , a réuni toutes les indications du texte , — p. 45 et suiv.

* Il y a à ce sujet un passage intéressant dans les Penn d*Esehyte ; v. Mk 9t suiv.

308 AStË-MlNEUBfi. [5^ SIÈCLE àV. I.-C.

« Les Lacédénioniens , dit Hérodote (^), racontent que dans ses entrevues avec le roi , Aristagoras apportait avec lui une table d'airain sur laquelle était tracé le contour entier de la terre, celui de la mer et le cours de tous les fleuves. Dans la première conférence il s'expliqua en ces termes : « Cléomène , ne soyez » pas surpris de l'empressement que j'ai mis à me rendre ici; » je vais vous faire connaître quelles sont les conjonctures où » nous nous trouvons , et qui m'y amènent. Si c'est pour nous une » honte et un sujet de douleur de voir les enfants de l'Ionie es- >» claves , eux qui devraient être libres , c'en est encore un bien » plus grand pour vous que pour tout autre peuple , pour vous » qui êtes à la tête de l'Hellade entière. Venez donc , au nom des w dieux , venez affranchir de l'esclavage les Ioniens nés du même » sang que vous. Les barbares ont peu de valeur, et vous au coo- » traire vous l'emportez sur tous en vertus guerrières. Ils ne » combattent qu'avec l'arc et le javelot court \ ils se présentent » dans la mêlée sans armes défensives , avec de longues chausses » qui tombent sur leurs jambes , et n'ont la tête couverte que >» d'une espèce de bonnet en pointe : aussi est-il exlrêmement >» aisé de les vaincre. De plus, le pays qu'ils habitent offre des » richesses telles qu'il ne s'en présente dans aucun autre : de » l'or, car il faut commencer par ce métal, de l'argent, de l'ai- » rain, une variété infinie d'étoffes et de vêtements, des bêtes » de somme et de trait, enfin des esclaves; ces biens sont tous à » vous du moment que vous voudrez vous en saisir.

» Les contrées habitées par ces divers peuples se touchent, » comme je vais vous le faire voir « — (Aristagoras montrait à mesure les points correspondants de la surface de la terre, gravés sur la table d'airain qu'il avait apportée). — « Contigus à » l'Ionie, on trouve les Lydiens, qui possèdent un excellent » territoire renommé pour ses mines d'argent. Après les Ly- » diens, vers l'Orient, sont les Phrygiens, qui nourrissent » d'immenses troupeaux et recueillent une grande abondance » de fruits. Après les Phrygiens , on rencontre les Cappadociens, » auxquels nous donnons le nom de Syriens. Les Ciliciens leur » sont limitrophes, et habitent les bords de la mer où est située

* lAt>> V,c. ft9sqq.

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