SCENE III
LÉONORA ,«eu/c.
Maintenant , la vengeance et la paix sont à moi.
— Ladislas , I.adislas, c'est loi qui m'as perdue !...
— Aux yeux de celle enfant que le ciel m'a rendue, liier , moi , je pouvais le courber, t'avilir ; Devant elle , d'un mot je l'aurais lail rougir : Mais elle aurait souffert bien plus que loi, peut-être, Et puis, c'était trop peu pour me venger d'un
[traître.
Ce n'est qu'avec du sang qu'on efface l'afiront Qu'en me chassant d'ici lu clouas sur mon front ! Dans Ion propre palais je suis ericor servie : C'est à les serviteurs que j'achète ta vie ; Pour l'ouvrir une tombe ilsm'onl vendu leurs bras, Mais avant d'y descendre , ô noble Ladislas , Tu rendras au bonheur ma nouvelle famille ; Tu me rendras l'époux que demande ma ûlie. Je saurai l'y forcer.
{Remonlanl la scène et regardant en dehors dans la galerie.)
Ah ! c'est lui... le voici...
Pour le surprendre mieux, relirons-nous ici. [Elle entre à droite.)