ACTE V, SCÈNE IV
OBALLA.
Le supplice bientôt va punir son forfait ,
— A moins que, par pitié, vous ne donniez sa grâce
LADISLAS
li ne l'aura jamais, quoi qu'il dise et qu'il fasse.
ORALLA.
Cependant, si quelqu'un vous priait à genoux...
LADISLAS
Je n'écouterais rien.
ORALLA.
Personne?
LADISLAS
Fût-ce vous. Cet homme est criminel,il faut,je veux qu'il meure.
ORALLA.
Vous serez obéi.
LADISLAS
Dès aujourd'hui.
ORALLA.
Sur l'heure 11 sera mis à mort , puisqu'il est condamné. LADISLAS, portant vivement la main sur sa poitrine. Ah !
ORALLA.
Ciel ! vous pâlissez...
LADISLAS , haletant.
Oh ! je souffre en damné !
Je sens comme du feu qui brûle mes entrailles, El je vois des éclairs courir sur les murailles... Depuis un demi jour mes esprits sont confus...
[Se laissant tomber dans le fauteuil.) Oh ! je souffre !...
LÉo.NORA , à part, sur la porte de droite.
Ce soir, tu ne soutlViras plus !
96 NIZZIDA.
LADisLAS, enlendanl parler.
Qui va là ?
LÉONORA
Moi , seigneur.
LADISLAS , se levant.
Quoi , toujours celte femme !...
— Ne pourrais-je donc pas vous éloigner, madame ? Vous n'avez plus le droit de reparaître ici.
LÉO.NOKA.
Oui , vous m'avez chassée. — Et pourtant me voici. [Elle fait signe à Oralla de s'éloigner. — Il sort par le fond.)