‹ Histoire des délassements-comiquesChapitre 48 sur 118 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

LADISLAS, seul.

Il est donc son époux !

Lui , ce Vargiani , l'époux de cette femme , Dont l'apparition fit renaître en mon âme Un sentiment profond que je croyais éteint , L'amour ! — cet amour pur , cet amour enfantin , Plein de fécililé , qu'à seize ans l'on éprouve: Au fond d'un cœur blasé , cet amour se retrouve ! Nizzida ! Nizzida ! souvenir qui me suit ; Penser de chaque jour , rêve de chaque nuit î Je ne vois plus rien qu'elle , et je n'entends plus

[qu'elle; Partout , depuis six jours , son image si belle Me suit comme mon ombre et se montre en tous

[lieux; Je la vois toujours , là , debout devant mes yeux... Et lui , lui, son époux ! — Mais, après tout , qu'im-

[porte?

Je suis le maître , ici : ne puis-je faire en sorte Que , malgré le lien qui les unit tous deux , Nizzida soit à moi ? — Je l'aime et je la veux.

11 faut qu'avant demain celte enfant ra'apparlien-

[ne ; Par la ruse ou la force il faut que je l'oblienne î

[Il appelle à droite.) Messeigneurs !... messeigneurs, avancez donc ici!

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