‹ Histoire des délassements-comiquesChapitre 59 sur 118 · ACTE l, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE l, SCÈNE V

C'est notre seul trésor ; c'est la plus belle fleur

Qui jelle son partum, dans le champ du malheur!

Lorsque Dieu nous créa par sa toute-puissance ,

Il nous donna le corps pour sentir la souffrance ,

El l'àme pour aimer ! — L'amour , ce don du ciel,

Ce baume qui du cœur anéantit le fiel ;

Ce sentiment inné qui lait vivre ou qui tue ,

Et ferait palpiter une froide statue ,

Ce feu divin , en moi jamais ne s'éteindra ,

Tant que baitra mon cœur, mon cœur le contiendra!

LÉONABDO.

C'est bien , Vargiani ; je t'aime et je t'estime. Ton père fut pour moi l'ami le plus intime ; J'ai bien pleuré sa perte à ses derniers momeris , Mais je retrouve en toi les nobles sentiments Que j'honorais en lui. — Tu portes sa belle âme Et feras comme lui le bonheur de ta femme... — Mais, j'y songe... il est lard et bien temps de 11 faut nous séparer. [partir.

VARGIANr.

Je ne puis consentir A ce que vous partiez seul parcelle nuit sombre. Le chemin est glissant et dangereux dans l'ombre; Je veux vous reconduire.

LÉONARDO

Eh bien ! soit ! j'y consens :

Ton bras pourra m'aider à porter mes vieux ans.

[Embrassant Nizzida.) Adieu, ma belle enfant.

NIZZIDA.

Dieu vous garde , bon père.

Vous reviendrez demain , n'est-ce pas?

LÉONàRDO.

Je l'espère.

24 NIZZIDA.

SCEI\E VI.

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