SCENE II
VARGlANI,d genoux; LÉONARDO, debout,
près de lui.
VARGIANI.
Tout est fini pour elle... elle est là... Pauvre mè-
[re!...
Que je suis malheureux! que ma vie estamère! Mon cœur tout déchiré saigne de deux côtés , Ses deux plus doux liens, hélas! lui sont ôtés, Ma mère, Nizzida , — ma vie...
LÉONABDO.
Espère , espère !
Tu n'es pas orphelin , car il te reste un père.
VAJÎGIANI.
Oh ! oui, je sais qu'en vous je trouverai toujours La tendresse , le cœur des auteurs de mes jours ; Je pourrai sans chagrin me rappeler leurcemlre... Mais elle, Nizzida , qui pourra me la rendre ? De ce trésor perdu trouverais-je le prix?... C'est ma vie et mon sang que cet homme ra'a pris.
LÉONARDO
Ah! parle pour nous deux : je pleure aussi sa perle. Car c'était mon enfant. Ma vieillesse déserte. Sans elle, n'aura plus de beaux jours sous lescieux; Je n'aurai pas sa main pour me fermer les yeux ! — Ah ! pourtant , si Dieu...
VARGIANI.
Dieu ?... je n'y crois plus, je doute, Depuis que j'ai trouvé le malheur sur ma route :