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Callixie III de lui laisser la
^''' /iit proaj^^^'^ g#/i intriguait auprès de Pie II, en
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'^^"lirif^^'^^^'^^ A CoDstsnce, Mais le duc de Bourgogne était
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nasiyi^'^^^ ^jididai et il postulait pour David, évêque
de prés^'' ^ ^,^^^ à ce moment que Guillaume Fillàtre intervint.
tl'i'trec f^firesi^er aux princes, il eut Thabileté d'amener le
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Ij^nd à une permutation de siège, et Pie II, sachant que
^'^. • eie Bon ne verrait point d'un mauvais œil cette promotion ., de ses fidèles partisans, sanctionna cette transaction, par bulles du premier septembre 1460 (2).
Charles VII protesta, alléguant les promesses de Callixte III ; mais le pape lui répondit qu'il ne se sentait pas lié par les engagements de son prédécesseur et que, s'il existait, le droit de nomination à Tévôché de Tournay revenait plutôt au duc de Bourgogne (3). Jean de Chevrot ne fut pas témoin de ces réclamations : il mourut à Lille, le 23 septembre (4), sans avoir même fait prendre possession de la chaire de saint Mansuy ; mais à sa dernière épouse, il légua une somme considérable, suprême témoignage d'affectueux intérêt (5).
(1) Arch. Vatic, Reg. -m, f 248 — Gallia, IH, 233.
(2) Arch. Valic, XXIX {Diversarum Carneralium), p. 117.
(3) Ibid., Reg. 504, f 248.
(4) Ben.-Pic, 552. — A. Benoit, Notice sur les Monuments funéraires des évêques de Tout dans Mém, Soc. Arch. lorr., 1877, p. 373, d'après l'inscription du tombeau de Jean de Chevrot. — Jean de Chevrot était originaire de Pollgny. Cousin et conseiUer de Philippe le Bon, archidiacre de Rouen, il avait été promu à l'évôché de Tournay en 1436 {Gall., III, 232;. Il portait comme armes : d*or an chevron d'azur chargé d'une croix d'argent.
(5) Ben.-Pic, loc. cit.
CH. Vllî. — NOUVELLE CRISE ENTRE LA VILLE ET LE CHAPITRE 4l7
Guillaume Fillàtre lui fit élever dans sa cathédrale un somptueux tombeau (t) ; honoré de Testime et de la confiance de Philippe et de Charles le Téméraire, il fut lui-môme près de douze ans son successeur à Tournay (2) ; il consacra ses loisirs à la rédaction d'un grand ouvrage sur VOrdre de la Toison d'Or (3), et, quand il mourut à Gand, en 1472(4), il n'oublia point son Eglise de Toul : il lui donna par testament huit mille ilorins pour fonder son anniver- ' saire ; puis de riches ornements et des tapisseries de haute lice dont le chapitre se servait encore au xviir siècle (5). Suivant son désir, il fut enterré dans son abbaye Saint-Bertin (6).
(1) Benoit, loc, cil. — Le dessin du tombeau a été conservé par Lemaistrc, dans SCS Recherches sur l'Église de Tournay, 1843, H, 96.
(2) Gallia, III, 234.
{.\) Cet ouvrage est resté inachevé. Les deux premières parties : la Toison de Jason ou la Magnanimité^ et la Toison de Jacob ou la Justice ont seules été imprimées. Elles ont eu trois éditions: deux à Paris, chez François Regnault, en 1516 et 1517 : une à Troyes, en lixiO, chez Nicolas Le Rouge. Voici le titre de la première édition : w Le premier volume de la Thoison d'or, composé par révérend père en IHeu, Guillaume (Fillastre), jadis évesque de Tournay , abbé de Saint-Jiertin et chancelier de la Thoison d'or du bon duc Philippe de Brurgogne. »
La toison de Jacob forme une véritable chronique des rois de France et des ducs de Bourgogne ; h côté d'inventions fabuleuses, l'historien peut y puiser de pn'îcieuses indications. (Léopold Delisle, Rev. Soc, Sar., 1869.) \i) SchedulcBy dans Calm., III, ccxxxvu — Gallia, loc. cit. (5) Schedulœ. — De L'Aigle, Mémoires.
|6) Ben.-Fic, 547 — De L'Aigle, Mém. — Roussel, op. cit., I, 3(î8. Sur son tombeau, l'on grava ces distiques assez obscurs dont nous louerons moins la forme que l'intention :
({ Abbas quisquis erat clara Willelmus in alba, {( Hoc jacet in templo, cui bona mulla tulit. « Virduni fuit hic prœsul, Tullique deinceps,
« Indeque Tornaci, par pietatis opus.
« Hic ducis invicti Burgundi in sede Philippi
« Consilii primus, qui bene nosset, erat. (( Sic omnes morimur, sed virtus sola beatos {( Efficit illa cornes, teque Willebne beat. »