CHAPITRE I. — TOPOGRAPHIE
Le doijenné de Saintois, entre la Moselle et les côtes, comptait 50 paroisses (1).
Le doyenné de Neufchâteau, au confluent du Vair et de la Meuse, avait 20 paroisses (2).
Le doyenné de Chdtenois, dans le bassin du Vair, renfermait 24 paroisses (3).
Le doyenné de Bourmont, dans les bassins de la Meuse et du Mouzon, comprenait 31 paroisses (4).
Le doyenné de Vittel, le plus méridional des cinq, occupait les deux versants des Faucilles et possédait 45 paroisses (5>.
L*archidiaconé de Reynel, dont la majeure partie était comprise dans le bassin de la Saulx, bordait toute la frontière occiden-
(1) Conflans (Ponl-St-Vincent), Flavigny, Crév^champs, NeuviUer, RoviUe, BainviHe-aux-Miroirs, Gripporl, Benney, VaudeviUe, Crantenois, LebeuviUe, Tantimont, BainvHle-sur-Madon, Xeuilley, Acraij^oes (Frolois), Pierreville, PuIHgny, Ceintrey, Ormes, Gerbécourt, Xirocourt, MarainvHle, Ambacourt, Clérey, Tantonville, Forcelles-St-Gorgon, Saint-Firmin-Alïracourt, Diarvillc, Vaudémont, Bouzanville, CourceUes, Frenelle-la-Cîrande, Autrey, Houdrevillo, Vézelise, Thorey, Vandoléville, Fécocourt, GrimonviUer, Ville-St-Étionne iViterne), Tbélod, Houdelmont, Hardéval, Vitrey, Crépey, Puxe, Selainrourt, Saulxerollo, Favières iplus St-Romimont qui formait enclave et dépendait de St-Dié).
(2) Mont l'Étroit, Punerot, Harmonvillc, Ruppes, Marligny-les-Gerbonvaux, St-Élophe, Sauvigny, Brixey, Maxey-sur-Meuse, Moncel, Gouécourt, Coussey, Krébécourt, Rouceux, NcufchAteau, Avancourt, Mont-les-Neufchâteau, Sionne, Midrovaux et Pargny-sous-Mureau. *
{'\) Aroffe, Aouze, Rainville, Dommartin, St-Paul, Le ChAtelet, Attignéville, Houéville, Removille, Vouxey, Balléville, Viocourt, Laneuveville-sous-ChAtonois, Ortilleux, Tilleux, Rouvres-la-Ch(''tive, Landaville, Châtenois, Longchamp, Sandaucourt, Hagnéville, Aulnois, BaufTremont, RelKinvilIe.
li) Circourt, Pompierre, Sartos, Sommeréconrt, La Mothe-Outremécourt, Soulaucourt, Ofïrc^courl, Nijon, fîrafligny, Vrécourt, Chaumont-la-Ville, Rebécourl, ("hampigneulles, Rosiêres-sur-Mouzon, Tollaincourt, Recourt, BazoiUes, Harrévillo, Goncourl, Illoud, Bourmont, St-Thiébaut, Brain ville, Hacourl, Romainsur-Meuse, Vronrourt, Doncourt, Levt^court, Maisoncelles, Clinchamp et Axta localit*''! inconnue I.
(ii) Jainvillotte, Gendreville, Médonville, Auzainvillers, Aingeville, Saulxuresl«'s-BulgnéviUe, St-Ouen, Parey-les-St-Ouen, Urville, Sauville, Crainvillers, Hagéville, Lamarchp, Martigny, Dompierre-les-Marligny, Dombrot-sur-Vair, St-Rcmimont, Mandres, Xorroy, Vittel-St-Remy, Vittel-St-Privat, Outrancourt, (>)ntrexé ville, Dombrot-le-Sec, Llgnéville, Les Vallois, Escles, Marcheville, Monthureux-le-Sec, Esley, Domniartin-les-Vallois, Dombasle-devant-Darney, ThuUliôres, Provenchères, Viviers-le-Gras, Marey, Frain-Flabémont, Deuilly- Serécourt, Ische, Relanges, Nonville, Attigny, Bleurville, Monthureux-sur- Saône, St-Julien.
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laie du diocèse, formait cinq doyennés: Reynel, Biaise, Dammarie. Robert-Espagne, Bar, et comptait 111 paroisses.
Le (loyermé de Heynel, dans les liantes vallées de la Saulx et de rOrnain, possédait 34 paroisses (1).
Le doyenné de Ilirière-de- Biaise, dans la vallée de la Biaise, atïluent de la Marne, faisait une enclave entre les diocèses de Cha Ions et de I^ngres et touchait l'extrémité orientale du diocèse de Troyes : ce qui explique les revendications de Tévéque deTroyes à Pibon, vers Tan 1104(2). Il comptait IS paroisses (3).
Le doyenné de Dammarie, dans la vallée de la Saulx, avait 21 paroisses (4).
Le doyenné de Robert-Espagne, dans les vallées de la Saulx et de rOrnain, au nord du précédent, renfermait 22 paroisses (3).
Le doyenné de Bar, entre TOrnain et TAire, n'avait que 16 jïaroisses (6).
L'archidiaconé de Ligny, dans les vallées de l'Ornain et de la Meuse, comprenait quatre doyennés et 97 paroisses.
Lq doyenné de Belrain, dans le bassin de l'Aire, comptait seulement 12 paroisses (7).
(i) Reynel, Manois, HumberviUe, Poissons, Sailly, Maconcourt, Sommetonnance, Annonville, I)omremy-en-()rnois, Bettoncourt, Auf?eviUe, Épizon, Harméville, (iermay, Lezéville, Laneuveville-aux-Bois, BertIieleviUe, Dainville, Avranville, VaudevIUe, Grand, Trampot, Bréchainville, Aillianville, FrévUle, LilIol-le-Grand, LitTol-le-Pelit, Prez-sousLafaucbe, Busson, Orquevaux, Vesaignes, St-Blin, Semilly, Chalvralnes.
(t) Sur cette oonstestation, voir p. 38.
(3) Fays, Domblain, Morancourt, Baudrecourt, Charmes-la-Grande, Charmesen-L'Angle, Klammerécourt, Leschères, Mouton-lc-Haut, Uouécourt, Rachécourt, Suzèmont-Doulevanlle- Petit, Villeen-Blaisois, Dommartin-le- Franc, Courcoiles, Dommartin-leSt-Père, l)oulevant-le-Chdleau, Mertrud.
|4) Soulalncourl, Pancey, Eflincourt-Monlreuil-sur-Thonnance, Montiers-sur- Saulx, Morley, Dammarie, Le Bouchon, Ménil-sur-SauIx, Slainville, Rupt-aux- Nonnains, Bazincourt, Aulnois-en-Perthois, Biencourt, Couverpuits, Hévilliers, Villers-ie-Sec, FouchiTPs, Nanl-le-Petit, Maulan, Nantle-lirand, Montplonne.
^')) Haironville, Saudrupl, Ville-sur-Saulx, Robert-Espagne, Beurey, Couvonges, Mognoville, Combles, Vt'el, Vassincourl, Savonnicres devant-Bar, Fains, Varney, Bussy-la-Colc, Laimont, Neuville-sur-Orne, Revigny, Contrisson, Remennecourt, Villers-aux- Vents, Brabant-le-Roi, Rancourt.
((») Bar, SeigneuUes, Hargôville, Génicourt, Cond(''-en-Barrois, Louppy-le-CbAleau, Rambercourl-aux-Pols, Frise- la-Britlée, Ru mont, Krisr-St-t)izier, Vavinconrt, Chardogne, BéJKmne, Resson, Loisey, Salmagne.
'7i Bussy I aujourd'hui La Valk'ei, Longchanips, Pierreiitte, Belrain, Ville-
CHAPITUK I. — TOFOGRAPHIK 44o
Le ddfienné de Liguif, dans le bassin de l'Ornain, au sud de ceux de Helrain et de Bar, avait 22. j)aroisses (1).
Le (loiientié de (londrccourt, entre la Sauix et la Meuse, reufer inait:2() paroisses (2).
\jed()!iennéde Ilirière-de-Meuse, dans le bassin de la Meuse, pus sédait 43 paroisses (3).
§ III. — Rapports entre les archidiaconés et les pagi.
Quelles furent les bases de cette répartition du diocèse en archidiaconés et en doyennés ruraux? Plusieurs auteurs. Desnoyers, entre autres, dans sa Topographie ecclésiastûjiue de la France (4) : Lonii^mm, ddiiis son Etude sur les poiji de la Gaule; Lepage, dans son Introduction au Pouillé de 1402 (;>), pensent que ce furent les pOrÇi de répoque gallo-romaine, et cette opinion prévaut ^généralement.
Cette question néanmoins est restée fort obscure et, pour faire en ce qui concerne le diocèse de Toul, une réponse quelque peu probable, il nous faudrait être suffisamment édifiés, et sur le nombre, et sur le nom, et sur les limites approximatives de ces antiques
dovant-BoIrain, Villottc-tlevant-St-Mlhiel, (iimécourt, Dagonville, Neuvillo-en- Verdunois, Ckmrouvrc, CourcoUes, Runillo ?), près do Sampigny.
Il) Longeville, Guorpont, Tronville, Xançois-le- Petit, Inval (Velaines-la-(îrandc), Ligny, Givrauval, Longraux, Nantois, Xaix, StAmand,Trcveray, Willeroncourl, Nançi>is-le-Savoureux (aujourd'hui lo-Grand), Morlaincourt, Vaux-la-Grande, Vaux-l^-PeUte, Marson, Sl-Christoplie, Triconville, Loxêvillc, Domrcmy-aux- Huis.
(^) Chassey, Lumêville, Saudron, Mandros, Bure, Bonnet, Gondrecourt, Abainville, Houdclaincourt Demange-aux-Eaux, St-Joire, Vouthon, Goussaincourt, Brachier (Montbras ?)-Laucourt-Burey-la-Côto, Épiez, Badonvilliers, Delouse, Rosières, (ireux, Maxey-sur-Vaisc
(3) Montigny, Mauvagcs, Sauvoy, Broussey-en-Blois, Naives, Bovêe, Môlignyle Petit, Méligny-le-(jrand, Horgne (Ménil-la-Horgne), Saulx, St-Aubin, Chonville, Malaumont, Vadonville, Pagny-la-Blanche Côte, Champougny, Vaucouleurs, Rignyla-Salle, Rigny-St-MarUn, l'gny, StCiermain, Pagny-sur-Meuse, Troussey, Vold, Sorcy-le-Château, Sorcy-sur-Meuse, Vertuzey, Issey (Ville-Issey), Euville, Cominercy, Vignot, Boncourt-Pont-sur-Meuse, Saulxureset Barisey-au-Plain, Allamp ot Barisey-la-Cùto, Vannes-le-ChAtel, Truffe, Koug, Trondcs, Boucq, Jouy, Gironville, Frémen'ville, Girauvoisin.
(U V. SE cl sq.
{'.\) P. XXrX ol s(i. - Lepagc toulofoiâ apporte ù sts insinuation^ la plus graodc rr«»prvc.
4iG LIVRE V. — LK DIOCÈSE
circonscriptions. Les chartes çt les chroniques nous apportent maintes données précieuses (1) ; malheureusement, tant de documents ont disparu, dans le cours des siècles et surtout pendant la crise révolutionnaire, tant de noms ont été mutilés ou défigurés [)ar des copistes maladroits, que cette première source d'information, de beaucoup la plus authentique, est tout à fait insuffisante.
Benoît Picart et son cartographe, Guillaume Delisle, pourraient suppléer à ces lacunes ; mais les JSotices du premier sur les différents pays du diocèse (2) ne sont, ni assez complètes, ni assez pré cises, ni assez documentées. Quant à Delisle, dans sa carte (3\ il a multiplié, sans raison valable, le nombre des pagi et surtout il en a déterminé les limites d'une façon fort arbitraire (4).
Force nous est donc de nous contenter de ce que nous fournissent les diplômes, les historiens et les hagiographes,etde quelques indications que nous trouverons dans Tétude de certains noms de lieux. Heureux serons nous si, malgré une telle pauvreté de renseignements, nous arrivons à des résultats acceptables.
Les bouleversements politiques, le morcellement du pays, Tenchevôtrement des territoires avaient, sinon effacé, du moins affaibli le souvenir des anciennes divisions. Le comté avait fait place au pagus et des conquêtes ou des héritages, des acquisitions ou des échanges, des revers de fortune ou des querelles de famille en avaient souvent dilaté ou restreint les limites. Aussi quand,
(i) Voir plus haut p. 2 et sq.
(2) Hist.y p. 16 et sq. — Ainsi, il cite Flavigny-sur-Mnselle, Ormes, etc., dans le Chaumonlois (p. 59), quoique ces localités fussent du Saintois. — Il est d'avis que le Blois ne faisait qu'un môme pagus avec le Toulois (p. 80), et pourtant, entre ces deux circonscriptions, se trouve le pîiys de Vaux, etc.
(3) Civitaa Leucorum, en tôtede l'histoire du P. Benolt-Picart.
(4) 11 est de toute évidence que les limites des pagi ont été tracéx^s par Delisle d'une façon tout arbitraire ; une simple inspection de la carte suflit pour s'en convaincre. L'Ornois, par exemple, est singulièrement restreint, et cependant nous trouvons un Domremy-en-O/viois, au sud de Poissons, non loin de Doulaincourt (arr. de Vassy, Haute-Marne). Quant à la multiplication des pagi, je ne vois pas sur quels documents il s'appuie pour créer un pagus mercorien^iii (pays de Mirecourt). U imagine, entre l'Ornain et la Meuse, un pagus blesensis, distinct du pagus bedensis (le Blois), et il y met Naives-e/i-l?/oî.ç, Brousseyen-Blois, etc. ; ne serait-ce pas, à la faveur d'une similitude de noms, une confusion avec le Pagus hlesienais (le Blézy), auquel appartenait le doyenné de Rivière-de-Blaise ?