CHAPITRE I. — TOPOGRAPHIE
Mothe, à Reynel, à Gondrecourt, à Vaucouleurs, à Ligny ; St-Maxe et St-Pierre, à Bar; St-Nicolas, à Commercy et à Brixey.
Ces collégiales jouissaient du droit d'élire leurs dignitaires et de choisir leurs membres. Toutefois, pour les chapitres situés dans les pays d'obédience, tels qu'étaient la Lorraine, le Barrois nonmouvant et, avant l'extension à leur territoire du Concordat germa nique {{), les évêchés de Metz, de Verdun et de Toul (2), la règle de Mensibus ne laissait aux collégiales la disposition de leurs dignités et de leurs prébendes que durant les mois de mars, juin, septembre et décembre ; les autres mois étaient réservés à la Cour romaine. A partir de 1519, la collégiale de Dieulouard, sise en terre verdunoise, jouit de Talternative des six mois que concédait aux Eglises allemandes le Concordat germanique ; il en fut de même, à partir de 1344, pour les chapitres situés dans Tévèché de Toul (3). Quant aux collégiales qui se trouvaient en France ou dans le Barrois mouvant, elles n'étaient soumises à aucune réserve pontiticale. On peut déjà s'apercevoir que la législation bénéficiale, dans le diocèse de Toul, n'était point l'uniformité même.
L'Ordre de Saint-Benoit, le plus ancien des ordres religieux, était aussi le plus répandu ; il était alors divisé en deux grandes congrégations : Gluny et Cîteaux.
Les Clunistes, ou moines noirs, j)euplaient quatre abbayes d'hommes : St-Epvre, St-Mansuy, Moyenmoutier, Senones, et une cinquantaine de prieurés : St-Georges les-Toul, St-Michel au Mont
(I; Le paya d'nbêdience est relui dont la dépendance vis-à-vis du Siège- Apostolique n'est limitée par aucune coutume, ni par aucun concordat. Telle fut la Lorraine, quoi qu'en aient pu dire les jurisconsultes lorrains.
Le pays d*usage est celui dont la sujétion à la Cour romaine est restreinte par des usages ou des coutumes séculaires.
Le pays de concordat est celui dont les relations avec le Saint-Siège sont réglées par un concordat accepté par les deux parties.
(2) Gérardin, Étude sur les bénéfices ecclésiastiques, 75 et sq. — N'oublions pas qu'il ne faut pas confondre ïévêché, circonscription temporelle que gouvernait en souverain l'évoque ou le chapitre, avec le diocèse qui était, ce qu'il est encore, une circonscription ecclésiastique.
(3) Gérardin, op. cit., 144. — Toul, Liverdun et Brixey étaient du temporel de Toul. — Reynel, Gondrecourt, Vaucouleurs, Ligny, Bar appartenaient à la France ou au Barrois mouvant.
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4oO LIVRK V. — LE DIOCÈSE
Bar et Sainle-LucJe cie Chalis^ny (1), dans le grand archidiaconé ; Hayinonrupt, près de Lironville (2), dans le doyenné de Prény ; Lav, Notre-Dame de Nancy, Notre Dame de Laître-sous-Amance, Champenoux (3), St-Melaine de Vandœuvre, St-Flin ou St-Félix, près de Laneuveville-devant-Nancy (4), St Gorgon de Varangéville et St-Nicolas-dePort (;>), St-Don, près de Dombasle, Léomont, près de Deuxville ((>) et St Pient de Moyenvic, dans le doyenné de Port ; Froville, Landécourt, St-Urbain de Gerbéviller(7), Notre-Dame de Mervavilie (8), Homont;!)), Le Moniet- St-Étienne, à Deneuvre(lO), et St-Sauveur-sur-la-Bruche{ll), dans le doyenné de Deneuvre ; le St Mont, dans celui de Remiremont ; Belval, dans celui d'Épinal; St-Bernard, de Pont-St-Vincent (1:2),
(1) Le prieuré Ste-Lucie de Cbalii,'ny est dôjà mentionné dans une bulle de Saint-Léon IX pour rabbaye de Sl-Vincent do Metz (Calmet, 11, ccc). Il fut uni, en 1599, par le pape Clément VIII, au noviciat des Jésuites de Nancy.
(2) Haymonrupt, auj. moulin, prOs de Lironvillo, c. de Pont-à-Mousson. — Voir H. Lef-bvTc, Le Prieuré de Hayinonrupt, ddns Méni. Àc. Sian., 1899.
(3) Cfiawpp7iouâ\ c. de \ancy-Sud. — Ce prieuré fut fondé par Catherine de Limbourg, épouse de Mathieu II.
(4) Ce prieuré, situé sur le ban de Laneuveville ^c. de St-Nicolas), fut donné au prieuré de St-Nicolas, par Lcudon, chevalier d'Apremont (xii'" siècle). — Plus tard, il appartint à l'abbaye St-Clémont, de Metz.
(5) Les deux prieurés n'eu formaient qu'uu: quelques religieux étaient simplement détachés à St-Nicolas pour le service du pèlerinage.
(6i Léomont, écart de Vilrimont, c. de Lunéville Nord. — Le prieuré qui fut fondé au \ii^« siècle, dépendait de l'abbaye de Senones et cessa d'exister en 1499. Ses biens servirent plus tard à doter la maison de Ménil, près de Lunéville.
(7) Le prieuré St-Urbain qui dépendit d'abord de l'abbaye Saint-Urbain, fut uni plus tard à la collégiale St-(îeorges, puis à la Primatiale de Nancy.
(8) Le prieuré Notre-Dame de Mervavilie écart de Flin, c. de Baccarat) fut fondé vers 1150, par Cunégonde, dame de Viviers. II fut supprimé en 1751 et ses biens furent unis à ceux du prieuré de Hreuil.
(9; Roniont, c. de Rambervillers (Vosgesi, fut fondé en souvenir d'un miracle que fit saint Dié en passant eu ce lieu (Cal m., III, cxliv). Hicher en attribue l'érection à Hugues, moine de MoyennioutiiT (}alm., ibid.)
(10) Le Moïiiet-Si-Étienne fut fondé en 1120 par Antoine, abbé de Senones, sur le ruisseau du Kupt, au sud-ouest de Deneuvn» (c. de Baccarat). (Cf. Bernhart, Deneuvre et Baccarat, passim.)
(11) St Sauvear-sur-la- Bruche, au-dessus de la Broque.
^12) Lepage retarde la fondation du prieuré de Pont-Saint- Vincent, jusqu'en 1632 et l'attribue, sur la foi de Dom Calmcît \\otic. de Lorr., Chaligny) et de Ben.-Pic. [Pouillc, I, [m , à Catherine de Lorraine, abbesse de Remiremont. La mention que le Pouillé de 1402 fait de ce prieuré {op. cit., 92) me porte à croire que l'œuvre de Catherine fut plutél une résurrection qu'une véritable fondation.