CHAPITRE IV
Réunion de Toul à la France <**
Eatre l'empereur et le roi de France, toujours à Taflût d'une occasion qui lui permît d'en venir aux mains, le bon duc Antoine et les évéques de Toul cherchèrent constamment à se maintenir dans une prudente neutralité.
En 1342, Charles-Quint envahit la Champagne, et les terres de révôché se trouvaient exposées aux ravages des armées belligérantes. Jean de Lorraine usa de son crédit et de ses relations pour obtenir des deux partis des lettres de neutralité ; mais, dans ses négociations, il n'avait point compris le temporel du chapitre. Voisine de la Champagne et soumise à la garde du roi de France, la prévôté de Void fut occupée par les troupes impériales et, pour délivrer leur territoire, les chanoines durent payer six cents norins.
C'était inviter les aventuriers à recommencer: dès l'année suivante, le comte Guillaume, maréchal de camp de l'empereur, vint pour piller les prévôtés de Vicherey et de Villey-Saint-Etienne; mais le duc Antoine envova du secours aux chanoines et les débarrassa de ces hôtes dangereux .
(1) Sources. — Les historiens lorrains et toulois. — Du Pasquier, Mémoires.
— Pimodan, La réunion de Toul à la France. Paris, Calmann-Lévy, 1885, in-8*.
— D'Haussonvillc, Histoire de la réunion de la Lorraine à la France. Paris, Michel Lévy, 1854, 4 vol. in-8».