‹ Histoire des doctrines économiquesChapitre 40 sur 62 · LES ADVERSAIRES DES PHYSIOCRATES · texte numérisé non relu

LES ADVERSAIRES DES PHYSIOCRATES

les spectacles de toute espècee, sur les professions oiseuses, comme baladins, chanteurs, histrions ; en un mot, sur cette foule d'objets de luxe, d'amusement ft d'oisiveté, qui frappent tous les yeux et qui peuvent d'autant moins se cacher que leur seul usage est de se montrer. » Ce n'est pas assez d'imposer les riches plus que les pauvres; « l'imposition doit être en raison composée de la différence de leurs conditions et du superflu de leurs biens' >>; en d'autres termes, l'impôt ne doit pas être proportionnel mais progressif. L'État en somme est comme quelqu'un qui aurait devant lui des vases inégalement remplis et qui puiserait sans scrupule dans les plus pleins pour relever le niveau des autres.

Mably. — Même quand il va jusqu'à demander que l'Klat » assure la subsistance » des citoyens par l'établissement des greniers publics, Rousseau ne croit en rien compromettre la propriété individuelle. Il recommande même à l'État de favoriser la transmission héréditaire et la stabilité des fortunes. Mably est plus radical; il nie la propriété même. Ses livres ne sont qu'une paraphrase de la République de Platon. Il reproche aux Économistes de ne s'occuper que des intérêts matériels de l'homme ; « ce sont les vertus qui servent de bases au bonheur des sociétés, les «liamps viendront après ». Le principal objet de la

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