P. 338, Eli. Guilhiumin
2. Locke )iarait avoir le prcmiiM" formult! coUe loi. tir^Mj;.'!' par Boilin; dlo fut oiisuito f inpriuUi'O à Locke par de (.laiitilloii cl les IMivsiocrales.
ressemble bien plutt'il à l'Eiirope industrielle, telle que se la lifi,urei'a Adam Smith, qu'à la confédération de républiques austères rêvée par Rousseau.
3° Mais le luxe apparaît et l'on entre dans la troisième période. Les peuples se divisent et se font la guerre. La liberté politique périt. La liberté du travail et du commerce est entravée par mille obstacles : impôts', douanes, péages, maîtrises et jurandes, compagnies privilégiées, monopoles, fixations arbitraires du taux des monnaies, police des grains, emprunts gouvernementaux; « l'esprit de finance » envahit toutes les parties de ladministration. « Alors le désordre est au comble: la misère croît avec le luxe; les villes se remplissent de mendiants, les campagnes se dépeuplent et l'État, qui a contracté des dettes immenses, semble n'avoir encore des ressources que pour achever sa ruinée »
Condillac admet donc que, livré à lui-même, le développement de la richesse par le travail comporterait une extension indéfinie, mais il croit que des causes morales le tiennent nécessairement en échec, parce que « les nations sont comme les enfants, et que ce n'est pas la raison qui les fait changer, c'est le caprice ou l'autorité ». Cette restriction n'est pas conforme à l'esprit plus résolument optimiste de la doctrine
1. Par une contradiction flagrante avec ses principes, Condillac veut que l'impôt ne pèse que sur les propriétaires du sol.