‹ Histoire des doctrines économiquesChapitre 3 sur 90 · IV PREFACE · texte numérisé non relu

IV PREFACE

seur chargé de cet enseignement considère avec sollicitude, — c'est TefTet utile de l'histoire publiée.

Or, pour que l'effet en soit utile, force est bien de prendre en considération la réceptivité, si l'on nous permet cette expression, des lecteurs auxquels elle s'adresse. En France, actuellement, la grosse clientèle de l'historien des doctrines, ce sont nos candidats au doctorat es- sciences politiques et économiques, — par conséquent des jeunes gens, qui sont moins des spécialistes que des candidatsspécialistes, et qu'il s'agit de former par une complète instruction économique. Et, précisément, la difficulté, pour l'historien des doctrines, vient de ce qu'il s'adresse à des lecteurs dontrinstruction dogmatique devrait être déjà forte et solide, mais ne l'est pas d'ordinaire comme il serait désirable qu'elle le fût. La faute en est-elle à eux? Il serait injuste de le prétendre. A l'époque où ils commencent l'étude historique des doctrines, ils ont, en grand nombre, oublié les notions d'économie politique générale qui leur ont été données dans leur première année de licence. Deux ans, trois ans même, voire quatre ans. si le service militaire est venu interrompre leurs études, se sont passés depuis lors. Que leur reste-t-il de leurs connaissances dogmatiques? Ce sont des novices, à qui l'on va parler comme à des vétérans.

Voilà une première source d'embarras. Elle est d'ordre universitaire et pédagogique et peut donc être tarie. L'historien des doctrines, lui, n'y peut rien; mais, tant qu'elle subsistera, il sera comme paralysé dans ses efforts.

Même en supposant des lecteurs pourvus d'une

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