PAYS SCANDINAVES
A. — Dariemark.
A la période mercantiliste appartiennent le^s œuvres très importantes de Tévêque Henri Pontoppidan ; il est l'auteur d'une description statistique du Danemark (1763-81; et d'un livre intitulé Oekonomik Balance (1759;; il a été directeur du Danmarsk og Norges okonomisk Magazin (1757-68. Huit volumes). A cette
période se rattachent également les travaux de Frédéric hïitken {Oekonomiske Tanker, 1755-61. Neuf volumes) et les œuvres politiques de Andrée Schylte (1773-76), qui s'est fortement imprégné des idées de Hume. Othon D. Liitken a répandu des idées libérales en matière de monnaie (1735) et devancé Malthus, dès 1758, dans la théorie de la population ; on lui doit un des premiers travaux systématiques [Undersogninger, etc., 1760).
On doit, en partie, à l'influence physiocratique les réformes faites par le ministre Struensee : abolition de la servitude, de la communauté des terres, des prestations féodales, etc. Le tarif douanier relativement modéré de 1797 est postérieur de quelques années seulement à la traduction de Smith (1772-80), qui a été suivie, beaucoup plus tard, par celle des ouvrages de Say, Sismondi, Blanqui, Ricardo, Mac Culloch, Rau et plus tard encore par celle de Bastiat et de Fawcett.
Une chaire d'économie ayant été créée à l'Université de Copenhague, le professeur C. Olufsen (1815-27) publia un précis {Grundtra.ek af denj^ra-ktiske Stalsôkonornie, 1815) d'après les écrivains allemands. En 1848 une faculté politico-administrative spéciale fut créée ; l'enseignement fut confié au célèbre statisticien David, -qui, longtemps auparavant, avait dirigé le StatsukonO' misk Archiv (1826-29, continué en 1841-43), et à Bergsoe, auteur d'une volumineuse Statistique du Danemark (1844-53). Un peu plus tard le professeur C. J. H. Kayser publia un bon précis, dans lequel il résume l'économie classique, notamment d'après Hermann et Stuart Mill [On arbeidets Ordning . 1857. Trad. suédoise, 1867). Son successeur N. C. Frederiksen (émigré «n Amérique en 1877) se rapproche des théories des -optimistes dans trois monographies sur la libre concur-
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rence (1863), le développement (1870) et sur les concepts fondamentaux de Téconomie (1874). Des idées analoï^ues sont exposées dans le manuel populaire de M. Gad [Det almindelige Velstands natur og aarsager. 2" édit. 1879).
Les études économiques ont reçu en Danemark une nouvelle impulsion après la fondation de la Société d'économie politique (1872) et la publication d'un^ revue mensuelle {NationalôJionomisk Tidschrift , 1873 et suiv.) à laquelle collaborent l'éminent statisticien professeur H. Westergaard , les professeurs V. Falbe- Hansen et W. Scharling, qui ont publié, pour un concours en 1869, deux bonnes monographies sur les variations des prix après la découverte de l'Amérique. Falbe-Hansen dirige aussi la statistique offîcielle et suit avec beaucoup de modération les idées de l'école allemande, à laquelle adhèrent plus complètement le privatdocent Alexis Petersen-Studnitz, directeur de la revue ci-dessus mentionnée, Krebs, W. Arntzen et H. Ring^ auteurs d'unprécis {Nationalukonomien, 1875), et enfin Cl. Wilkens, qui a écrit un essai de sociologie (Samfundslegemets Grundlove, 1881). Scharling, collaborateur de plusieurs périodiques allemands, auteur d'une introduction à l'économie [Inledning Ht den jjolitiska, ôkonomi, 1868) et d'un Programme de leçons [Grundrids af den rené Arbejdslaere, 1871) suit les doctrines de l'école classique. L'école mathématique est représentée par Westergaard [Inledning tit stiidiet of Natlonalôkonoinien, 1891), F. Bing, M. Rubin, Julius Petersen (Bestenimelse af den rationelle Arbeidslôn samt nogle Bemerkingen von Oekonomiens Méthode, 1873).
L'importance relative du socialisme, très répandu en Danemark, a fait naître un grand nombre d'ouvrages sur la question ouvrière.
Cfr. R. Meyer, Der Socialismus in Danemark. Berlin,
G. Martinet, Le Socialisme en Danemark, 1893.
B. — Nbrivège.
Plus que l'union politique, qui a duré jusqu'à la (in de 1814, la communauté des langues a contribué à imprimer à la littérature économique de la Norwège un caractère peu différent de celui du Danemark. Depuis le milieu du siècle passé il a été publié un grand nombre d'ouvrages de caractère descriptif ou concernant des intérêts purement locaux. La crise économique, les désordres monétaires, l'insolvabilité des banques sont les sujets les plus souvents traités. Sur la question bancaire il faut citer quelques opuscules du capitaine Mariboe (1815-21), mais spécialement une bonne monographie du professeur Antoine Martin Schweigaard {Om Norges Bank og Pengevaesen, 1836). Schweigaard est aussi l'auteur d'une célèJjre Statistique de la Norwège qu'il n'a pu terminer parce qu'il a dépensé son activité comme membre du Stortliing, où il a obtenu l'abolition des corporations, des monopoles, des droits protecteurs ; il a pris également une part active dans rétablissement des chemins de fer.
Voir F. Hertzberg, Professor Schweigaard. Christiania, 1883.
Au moment de la discussion sur la question monétaire qui se termina par la formation de la ligue Scandinave (1872-75) parurent plusieurs ouvrages de polémique de T. H, Aschehoug, de l'ex-ministre 0. J. Broch (1867), du banquier Heftye (1873) et de Gamborg (1874). Il n'existe pas en Norwège de traités et de précis d'économie, sauf un petit ouvra'ge populaire de H. Lehmann {Velstandslecre, 1874) qui accepte les
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doctrines de Bastiat. Parmi les économistes actuels, en dehors de ceux que nous avons déjà cités, il faut mentionner le directeur du bureau de statistique, A. N. Kyaer, qui a écrit un bon ouvrage sur la navigation {Biclnig til ùebjsnlngen of shibsfartens oehonomiske forhold, 1877). Un concours fut ouvert en 1876 pour une seconde chaire d'économie à l'université ; on choisit pour sujet le crédit et les banques. A ce concours prirent part Gamborg {Seddelbanken) , Kyaer {Om seddelbariker) et Ebbe Hertzberg (qui fut nommé , auquel nous devons deux travaux très remarquables, publiés en 1877 sous le titre de : En kritisk Fremstilling af Griuidsaetmingerne for Seddelbankers, et Uni Kredi tiens Begreb og Vaesen. Gamborg a écrit en outre une très courte dissertation théorique sur Tintérêt [Om renten af -penge^ 1870), Enfin, parmi les auteurs les plus récents nous devons signaler Morgenstierne et Jiiger, auteur d'une monographie déjà citée sur les théories du capital et de la rente dans Adam Smith.
G. — Suède et Finlande.
La Suède a, elle aussi, une littérature, qui remonte au milieu du siècle passé, sur l'organisation des manufactures et sur des sujets généraux, dont les auteurs ont été d'ordinaire des professeurs de sciences camérales, qui acceptaient plus ou moins explicitement les idées des mercantilistes. 11 suffit de citer parmi eux A. Berch (m. 1771), très célèbre en son temps 'De fellcitate pair iae j^er Oeconomiam proniovenda, 1731. — Inled-^ ning tilt allmanna Hushallningen, 1747). Ils sont tous inférieurs à A. Chydenius (1729-1803), auteur d'excellentes monographies qui défendent les théories libérales, développées plus tard par Smith {Poliiiska Skrifter, édités par E. G. Palmén, 1877-80). Nous trouvons plus tard à Upsal le professeur L. G. Rabe-
nius, protectionniste, auteur d'un manuel [L'àrehok i National-Ekonomlen, 1829), auquel a succédé, quelques années plus tard, son fils Théodore, qui a écrit sur les dîmes (1856), la liberté industrielle (1867), le luxe (1873), et qui a traduit nos Eléments de finances (1882). Le professeur actuel D. Davidson s'est surtout occupé de science ; il a écrit sur la formation du capital, sur l'histoire de la théorie de la rente [Bidrag till Kapitabildningen, 1878. — Bidrag till joixWanteteoriens historia, 1880). La chaire de l'Université de Lund, qui est plus récente, est occupée dignement par le comte G. K. Hamilton, auquel nous devons quelques travaux sur le concept et le développement de l'économie C1858), sur la physiocratie (1864), sur la monnaie et le crédit [Ont jjenningar och kredit. IbBl), sur la question ouvrière {Om arbetshlassen, 1865), etc.
Pour des raisons pratiques, on a beaucoup discuté en Suède la question des banques et celle du cours forcé, sur lesquelles nous possédons d'excellents travaux de Nordstrom (1853), de Skogman (1845-46), de J. M. Agardh (1865), de Leffler (1869), de Carlquist (1870, et aussi le très remarquable mémoire de Bergfalk sur les crises commerciales (1859). La science des finances n'a pas été négligée; nous citerons entre autres un ouvrage de CoUin (A fhandling om staisinkomsterna, 1816). On peut avoir une idée exacte des conditions de la science économique en Suède d'après le précis de G. Westman [Natioiialekonomiens Grunddrag, 1881- 1885), destiné à l'enseignement secondaire, et celui de G. A. Leffler, disciple de l'école allemande, pour l'enseignement supérieur (Grundlinier LUI Nationalekonomiken, 1881).
La première place parmi les économistes de la Finlande appartient au professeur A. Liljenstrand, de l'Université d'Helsingsfors, qui, en dehors de quelques
ouvrages moins importants (1851-57), a pulilié deux monographies sur l'association [System a.f Samfundsehonoinins Liiror, 1860) et sur les conditions territoriales de sa patrie (Finlands Jordnaturer, etc.. 1879).
A. — Pologne et Bohême.
Le comte Frédéric Skarbek (1792-1869), profcs.seur à Varsovie, estl'auteur de bons précis d'économie (18'20), d'administration (18"21) et de finance (1824), d'un dictionnaire (1828) et de deux traités d'économie pure et appliquée (1859-60). La traduction française du premier des précis indiqués [Théorie des richesses sociales, 1829. Deux volumes) est souvent citée pour sa bonne analyse du phénomène de la circulation. Le manuel du négociant Sigismond Dangel [Ogôlne zasady ekononiii politycznéi, 1862) et les œuvres économiques et sociales fort appréciées de Joseph Supinsky (Lemberg, 1872. Cinq volumes) ne sont pas connues hors de la Pologne. Nous devons à Withol Zaleski, professeur à Varsovie, des œuvres statistiques et des monographies sur les rapports de l'économie et de la morale (1867), sur les sociétés ouvrières (1873), etc. Joseph Oczapowski, collaborateur de la Reinie d'économie poliiiciue, professeur à Varsovie et ensuite à Cracovie, a écrit quelques travaux historiques, critiques et dogmatiques, d'après les théories de l'école allemande, qu'il a réunis dans un volume publié en 1889. Comme partisan de cette même école nous devons signaler le laborieux professeur de Lemberg, Léon Bilinski (né en 1846), quia écrit, en allemand, sur les impôts sur le luxe, (1875, sur les tarifs de chemin de fer (1875), sur la réforme des finances communales (1878) et, dans sa langue maternelle,
quelques études sur l'impôt, sur la rente {Siudya nad podatkieni dochodowym, 1870), un manuel de science des finances [System nauki skarbowey , etc., 1876) et un grand traité d'économie [System ekonornji spolecznej, 1880-82. Deux vol.) qui a remplacé un autre précis du même auteur publié en 1873-74.
Sur l'économie agraire ont écrit Soldraczinski, Rembowski, Skarzinsky, Stawisky ; sur le commerce et sur les banques, Falkenhagen-Zaleski ; sur les assurances, Mayzel ; sur les finances, le prince Lubomirski, Nagôrny, etc. Les œuvres de Tengoborski, Cieszkowski, V. Miaskowski, Ochenkowski, écrites en français et en allemand, sont généralement connues.
En langue bohème nous avons un précis de la science des finances du professeur J. Kaizl [Financni vêda, 1888) de l'Université de Prague.
B. — Russie.
Si on ne tient pas compte du Domstroi, qui est une compilation sur l'économie domestique de différents auteurs du xvi^ siècle publiée par Golochwastow (1849) et commentée par Nekrassow (1872) et par Briickner (1874), la littérature économique russe commence, dans la seconde moitié du siècle suivant, avec les ouvrages de l'érudit mercantiliste serbe Krishanitsch (commentée par Bodenstedt) et avec le curieux ouvrage intitulé Pauvreté et Richesse (1724) de Po.ssoschkow. autodidacte, paysan, commerçant, indu.striel, mort en prison en 1726, qui a développé, d'une façon très explicite, les idées restrictives qui ont in.spiré la politique économique de Pierre le Grand.
A. Briickner, Iwaii Possoschkoïc, 1878.
L'économie moderne pénétraen Paissie avecles leçons de Tretjiikow (1772;. les traductions de Smith (1802) et
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de Sartorius (1812), le précis de Schlôtzer (1805), mais surtout avec les œuvres déjà citées de Storch qui sont, dans leur ensemble, préférables aux traités de Butowski (1847), de Stepanow et de Tschivilew (1848), de Kamensky (1856) et au court précis de Vernadsky (1858). Il faut louer, sinon pour leur originalité, dû moins pour leur précision et leur clarté, les Principes d'économie de Gorlow (1859), auquel nous devons aussi le premier traité de Science des finances (1845). Mais l'œuvre la plus remarquable de cette période est certainement la belle monographie de Turguenew sur les impôts (Saint-Péterbourg, 1818.-2^ édit. 1819), qui discute à fond les questions les plus importantes et qui mériterait d'être traduite dans une langue plus familière aux économistes.
Pour avoir une idée exacte des caractères, de la tendance et de l'importance des travaux d'économie politique publiés en Russie, il ne faut pas oublier que, bien que cette science soit enseignée dans les Universités et qu'on en fasse des exposés populaires dans beaucoup de revues (Journal économique, Messager de l'Europe, Messager russe, Journal du ministère des finances, etc.) et en particulier dans le Magazine des sciences politiques (1872 et suiv.), cependant les rigueurs de la censure préventive, notamment dans les trente années du règne de Nicolas, ont empêché beaucoup d'esprits éminents de s'occuper des problèmes de théorie pure et d'un grand nombre de questions d'application. C'est ce qui explique le fait singulier de l'abondance des ouvrages russes sur l'histoire des idées et des faits, sur la statistique et sur la législation comparée.
Karatajew, Bibliographie des finances, du commerce et de Vindustrie, (1714-1879). S' Pétersbourg, 1880. ill donne les titres de plus de six mille ouvrages).
Ed. Berendts, Volks-iind Staatsivissenschafilichi' Anschauungen in RusslancL, etc. Saint Pétersbourg,
C'est à l'histoire des doctrines économiques que sont consacrés les ouvrag-es de Balugjenski (i806), de Masslow(1820) sur les systèmes d'économie, l'ouvrage un peu superficiel de Babst sur Law (1852), et les ouvrages iDeaucoup meilleurs de Geissmann sur la physiocratie (1849); de Muriaweff sur Turgot (1858i, de Zechanowsky sur Smith (1859), mais notamment les deux volumes de Janschull sur l'Histoire du libre échange en Angleterre (1876-78) et les recherches intéressantes de Briezky sur la théorie des impôts en France au siècle passé (1888), auxquelles se rattache un mémoire plus ancien d'Alexejenko sur les théories des impôts de Smith, Say, Ricardo, Sismondi et Stuart Mill (1870).
Sur les faits économiques nous avons les monographies sur l'histoire des finances en Russie d'Hagemeister (1833) et de Tolstoi (1842\ les monographies fort appréciées d'Ossokin sur les douanes intérieures (1850) et sur l'impôt des patentes (1856 etc. ; sur la législation fiscale comparée, le savant travail de A. Sablowski-Desatowski sur les finances prussiennes (1871), l'ouvrage, encore inachevé, de Kowalewski sur l'ancienne juridiction des impôts en France (1870) et les essais de Ragosin sur l'impôt du tabac (1870) et de Lwow sur l'impôt des patentes (1879).
Plus nombreuses et non moins importantes sont les publications de statistique économique, dont on trouve un compte rendu dans une savante monographie du professeur Jahnson, de Saint-Pétersbourg, qui nous l'a courtoisement communiquée (1880). Sur la statistique russe en général, en dehors de deux travaux de vulgarisation de Buschen (1867) et de Livron (1874) nous
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possédons une œuvre érudite et consciencieuse de Jahnson {Statistique comparée de ht Russie et des Etats del'Euro2)e occidentale, 1878-80. Trois volumes). La statistique agraire a été étudiée par Tchaslav^^ski, Orlow, Kablukow, ^^'ilson, auteur d'un Atlas très soigné (1869), et surtout par Yermolow [Mémoire sur la production agricole de la Russie, 1878). Comme complément aux ouvrages précédents nous pouvons citer les travaux de Werekha sur les forêts (1873), de Borkowski (1872), de Besobrasow(1870), de Jahnson et d'Orbinsky (1880) et de Fedorow (1888) sur le commerce des blés, et enfin ceux de Skalkowski etde Besobrasow sur l'industrie des mines. On n'a pas négligé non plus, malgré les difficultés inhérentes au sujet, la statistique des manufactures et du commerce. C'est aux manufactures que se rapporte un excellent recueil de monographies (1862-65) et le bel Atlas de Timirilsew (1870.-2'' édit., 1873); le.=! travaux d'Aksakow (1858) et de Besobrasow (1865) concernent le commerce et les foires.
Un réveil notable des études économiques en Russie peut être constaté depuis 1865 ; il est dû en partie à l'abolition du servage et à la crise qui en a été la conséquence immédiate, à la réforme des impôts, à laquelle on a déjà consacré d'importantes études, à la multiplication des sociétés anonymes, en particulier pour la construction des chemins de fer à la fondation de la grande Banque d'Etat et à l'augmentation correspondante du papier monnaie. La condition des paysans et delà propriété commune a été étudiée par Kaw^elin^ Pasnikow, Efïîmenko, Trirogow', Trylow, Skrebitzky, Iwanikow, ïhôrner, Wassilitchikow (1876), Sieber (1883) ; le crédit agraire, par Besobrasow (1861) et Chodsky; les caisses rurales de prêt, par Jakowleff, Koljupanow, Luginin ; les chemins de fer, par Zecha-
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nowesky, Golowatschow, Witto, J. S. Bloch, auteur d'un ouvrage statistique érudit mais peu critique (1878. Cinq volumes', et mieux par A. Tschuprow [Les chemins de fer. Moscou, 1875-78). disciple fervent de l'école allemande et partisan des chemins de fer d'Etat. Sur les sociétés anonymes nous avons les ouvrages de Tarassow et d'Issajew ^1877) et la monographie de législation comparée de Thorner (1871) ; les banques et la circulation ont été étudiées par Lamansky, Kulomsins, Wreden, Schwaschenko (1880), Kaufmann, qui a écrit également sur les caisses d'épargne (1875).
La science des finances est cultivée en Russie avec prédilection. Les leçons lithographiées de Besobrasow et de Lebedew, professeur à Saint-Pétersbourg et auteur d'une œuvre grandiose sur le Droit financier, celles de Miihlhausen, professeur à Moscou, beaucoup mieux que les manuels publiés par Lwow et par Patlaeffsky , ont contribué à en répandre la connaissance. Parmi les monographies on peut consulter les travaux très savants de Janschull, professeur à Moscou, dont quelques uns ont été réunis en un volume (188 i), les travaux de Lebedew sur les impôts locaux 1886, d'Aleksejenko sur les impôts directs (1879 , de Ptukowskv sur les impôts personnels (I862i, de Tl^'irner sur l'impôt foncier (1860). de Sodoffsky sur l'impôt des maisons (1892), de Subbotin sur l'impôt sur l'industrie (^1877) et, d'une façon particulière, trois dissertations de Besobrasow et de Bunge, recommandables pour la profondeur des recherches et la connaissance parfaite de la législation et de la littérature économique.
W. P. Besobrasow, Impôt sur les actes, 1864. — Les revenus publics de la Russie, 1872 (in Mémoires de l'Académie impériale de S' Pétershourg).
IV. BuDge, Théorie du cré'lit. Kiew, 1852. — Le cours forcé en Russie, 1871. (Traduction de la mono-
458 l'économie politique
graphie de Wagner, avec une introduction et de savantes notes complémentaires). — Cfr. F. De Rocca, La circolazione moaetaria ed il corzo forzoso in Russia. Rome, 1881.
Aux controverses sur le libre-échange et la protection douanière ont pris part Bobrinsky, Kalinowshy, Walcker, Thorner, Bunge et Janschull ; sur la question ouvrière il y a des travaux de Nowosselisky (1881), d'Issajew ; sur la condition des paysans, de Nowitzky (1876), Sokolowsky (1878), Umantz (1884), Gregoriew (1885) et Kabliikow (1885).
Parmi les monographies qui traitent de la sience pure nous citerons celles de Korsak sur les formes de l'industrie (1861), et de Wreden sur la théorie des entreprises (1873) ; celles de Wolkoff (1854) et de Fucbs sur la rente 1871), celle de Antonowicz (1877) et le travail plus important de Zaleski (1893) sur la valeur et l'excellent travail de Sieber sur la tbéorie de la valeur de Ricardo et de Marx (1885), fort loué par Loria. Le domaine entier de la science a été parcouru dans le grand traité d'Antonowicz (1886) et dans les traités de Wreden (1874 ; T édit. 1880), d'.hvanjkow(1885,-3'' édit. 1891), de Tschuprow (1892), disciple de l'école allemande. Il faut louer les précis de Liliew (1860), de Bunge (1870), de L. W. Chodsky (1884,-2« édit. 1887), auxquels nous nous permettrons d'ajouter l'excellente traduction de nos Premiers éléments d'économie sociale a\ec un appendice biliographique du professeur Sokalsky de Charkow (1886).
Aux provinces de la Baltique appartiennent l'historien Al. Brilckner, auteur d'une monographie intéressante sur la monnaie [Kupfergeldhrisen, 1867), l'illustre auteur de la statistique morale, Alexandre v. Oettingen (né en 1827), le banquier Goldmann, qui a étudié le papier monnaie (Dsls russische Pajnergeld,
1866); à la Courlande, le sociologue P. de Lilienfeld et Berens, qui a écrit sur la rente (1868) etc., etc.