‹ Histoire des doctrines économiquesChapitre 75 sur 90 · HONGRIE · texte numérisé non relu

HONGRIE

Le défaut de place et l'existence de deux bonnes histoires particulières nous permettent de ne donner que de rapides indications sur la littérature magyare et notamment sur son ancienne littérature.

En dehors de l'ouvrage de Kautz (déjà cité), nous avons pu consulter; grâce à l'amabilité de i'auteur, rexceliente esquisse historique de H. J. Biclermann, Das Studlum der politischen Oekonomieund ihrer Hilfsivlssenschafien in Ungarn. Kaschau, 1859 (n'est pas dans le commerce).

La création d'une chaire de sciences camérales à l'Uni- VersitédeTyrnau(l760), transférée ensuite à Pesth, et à l'Académie deGranvaradino(1769), d'Agram(1772), etc., et la discussion d'importants projets de lois dans les assemblées politiques, auxquelles prenaient part des membres infkients de la haute aristocratie, ont réveillé l'intérêt public sur les questions économiques, malgré le peu de préparation scientifique et le peu de renseignements positifs, par suite du manque de bonnes statistiques. L'ouvrage de Sonnenfels, traduit en latin par Beke (1807-1808), a été obligatoire dans l'enseignement; les excellents ouvrages deHuber [Politia civitatis, 1829) •et de Henfner (Introductioin oeconomiam j)olitica.7n, 1831), qui s'inspiraient des manuels allemands alors en usage, eurent moins de succès.

L'illustre patriote comte Stephan Széchenyi a donné \ine forte impulsion aux études d'économie appliquée. Il est l'auteur de quelques brillantes monographies,

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écrites dans sa langue nationale et inspirées parles doctrines libérales, intitulées HitGl[Sur le crédit, 1830), Vilay [Lumière, 1831), Stadium (1833), A ketet népe [Le peu-pie oriental, 1841), etc., qui ont- provoqué des polémiques auxquelles ont pris part entre autres le comte Joseph Desewffy i^conservateur), auteur, lui aussi, d'une monographie sur le crédit (A Intel, 1831. -Traduction allemande. Kaschau, 1831). Par son influence et sa popularité, Széchenyi contribua à d'importantes réformes : abolition des entraves féodales et des monopoles, amélioration des moyens de transport, diffusion du crédit, etc. Dans le même ordre d'idées nous pouvons signaler les travaux de Csato sur l'économie en général (1835), de Gyôry sur l'influence des machines sur les salaires (1834) et sur les moyens de communication (1835) ; Srânyi a écrit sur la dette publique et sur le papier monnaie (1834).

La période suivante est remarquable par l'enthousiasme soulevé par les œuvres de Frédéric List et par les aspirations vers un système restrictif, soutenues par la fameuse Association j)rotectrice (Védegylet) avec des exagérations telles qu'elle fut blâmée par List luimême. Ces idées ont été reprises dans les ouvrages de Fényes, de Pusstai, Pulssky, dans les dissertations de Tréfort sur les systèmes d'économie (1843) et avec plus de modération dans l'ouvrage de Erdélyi intitulé Notre économie (Nerazeti Iparunh, 1843) et dans le savant et excellent précis de politique de Aug. Karvasy, professeur à Pesth, qui embrasse aussi l'économie et la science des finances [A politika Tudoniànyok, 1843! Deux vol., - '2" édit. 1845-47). Nous devons aussi à Karvasy, une étude critique sur la méthode historique dans, les études économiques (1855). On doit recommander les monographies de Gorové. de Brunneck, de Micskey, de Mészâros, de Korizmics, etc., sur la propriété foncière ;

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celles de Erdélyi de Szokolay, de Simon ; sur l'industrie , les corporations, l'usure, celles de Focrarasy, Janko, Kôvats, Farkas, Csengery, Mandello sur le commerce, le crédit et les banques; celles du comte Emile Deséwfly, de Kemény, de Fay, de Kritzbay, etc., sur la monnaie et les finances ; du baron Eotwôs, de Deresényi et de Karvasy sur le socialisme.

Parmi les contemporains les plus remarquables nous citerons : le très savant professeur Julius Kautz (né en 1829), gouverneur de la banque austro-hongroise, élève de Roscher; le très actif professeur Bêla Fôldes (Weiss), auteur de différents mémoires, écrits en allemand et en hongrois, et d'un précis d'économie politique (1881) ; Mariska et Matlekovits, auxquels nous devons deux traités de science financière ; Lôniay qui a écrit à plusieurs reprises sur la question des banques ; Gyorgy, Hegedus, etc. Il faut louer en particulier les œuvres remarquables et très connues de Matlekowits, la plupart écrites en langue allemande ; on connaît également les études (publiées en France) de Horn, sur les banques.

G. Kautz, Nemzetgazdasag es Pénzûgyian. Budapest, 1864. Deux vol.-5« édit., 1890. — D'aulres monographies sur l'histoire des métaux précieux (1877), sur la question monétaire (1881), etc.

Bêla Fôldes, ^4 nemzetgazdasagtan es pénzûgyian l,èzikonye, 1881.-2'= édit., 1883.

W. Mariska, Pénzûgyian, 1871. — A. Matlekowits, Pénzûgyian, 1876.

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