‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 1008 sur 1102 · In psalm. VI, Prooem · texte numérisé non relu

In psalm. VI, Prooem

5. S. LÉON, Sermo XIX, 1 ; S. Grégoire, In evang. homil. I, 5; IV, 2; Epist. m, 39; etc.

6. S. Pierre Chrys., Sermo CXVIII; S. Maxime de Tur., Homil. LXXXIII, col. 438,439: Sermo LXVI, col.66J>; S. Grégoire, Moral., XIY, 69,70, 18; In evang. homil. XXVI, 42; S. Julien, Prognost., III, 14.

7. Gennide, De eecles. dogm., 6; S. Julien, Prognost., III, 16.

même que chacun aura eu pendant sa vie : « Eadem caro corruptibilis quaé cadit, tam iustorum quam iniustorum incorruptibilis resurget^ »; le sexe sera conservé ^; mais, dans les justes du moins, il se fera xme commutatio qui, sans changer la nature de leur corps, les rendra jeunes, immortels, glorieux, exempts d'iïtfirmités et de défauts : « non naturam aut sexum mutantes, sed tantum fragilitatem et vitia déponentes^ »,

Le jugement général sera le second acte du drame final. Sauf pour les hommes vivant encore à la fin du monde, Dieu ne fera qu'y promulguer solennellement la sentence: déjà portée sur chacun au jugement particulier. Saint Grégoire donne une description de ces dernières assises dans ses Morales, xvii, 54 et xxxiii, 37; mais au livre xxvi, 50, 51, il divise, par rapport au jugement, les hommes en quatre catégories. Parmi les élus, les uns régnent et sont jugés : ce sont les chrétiens ordinaires qui ont péché, puis qui ont fait pénitence ; les autres régnent, jugent et ne sont pas jugés : ce sont les parfaits qui ont vécu d'après les conseils évangéliques. Parmi les réprouvés, lesims périssent et ne sont pas jugés : ce sont les impies et les idolâtres qui n'ont point connu Dieu ; les autres périssent et sont jugés : ce senties mauvais chrétiens''.

La sentence de chacun étant irrévocablement prononcée et son sort fixé, alors aura lieu la consomma-

i. Gennade, De eccles. dogm., 6; S. Grégoire, Moral., XIV, 71-77; S. Isidore, De eccfes, offic, U, 24, 7 ; S. Julien, Prognost., III, 17.

2. Gennade, De eccles. dogm., 77 ; S. Folgence, De fide, 33 ; S. Juuen, Prognost., III, 24. On peut voir à cet endroit (16-31) les multiples questions que se pose Julien à propos de la résurrection.

3. S. Isidore, De eccles. offic, II, 24; Sentent., l, iQ, 2; S. Fdlgence, De fide, 33; De Trinit., XIII ; S. Grégoire, Moral., XIY, 71-77 ; S. Julien, Prognost., IH, 16.

4. On reconnaît là du moins en partie un vieux thème déjà développé au IV» siècle. Même division dans S. Isidore, Sentent., I, 27, 40; S. Jw WEM, Prognost., 111,33; Bède, Homil., II, 17, col. 225.

tion. Le ciel et la terre paraîtront s'anéantir; mais ils ne périront pas : ils seront seulement renouvelés, transformés en mieux, afin de se trouver en harmonie avec l'état des bienheureux : « non ut non sint, sed ut aliter sint, novatione scilicet substantiae, non defe^tione naturae » : « in melius commutanda ^ ».

La doctrine et l'esprit de saint Augustin ont pénétré, on peut le dire, tout l'enseignement des siècles latins qui l'ont suivi; mais nulle part peut-être, leur iniluence ne paraît plus sensible que dans la partie eschatologique de cet enseignement.

1. s. Prosper, Inpsalm. CI, vers. 26-28; Gknnade, De eccles, dogm., 70; S. MixiuEBE Tdb., Sermo LXVI, col. 665; S. Julien, Prognost., III, 46,

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