‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 1017 sur 1102 · Cf. Les origines de l'Eglise d'Edesse, p · texte numérisé non relu

Cf. Les origines de l'Eglise d'Edesse, p

abomination'. Dans im autre passage cité par saint Jean Damascène 2, le même auteur repousse l'accusation d'idolâtrie portée contre les chrétiens parce qu'ils honorent (irpQcrxuvoûvTeç) les images. La relation de la conférence de saint Maxime le Confesseur avec l'évêqué de Gésarée, Théodose, en 656, porte que Théodose, Maxime et ceux qui se trouvaient là se jetèrent à genoux et baisèrent les évangiles, la vénérable croix, lïmage de Notre-Seigneur et de sa Mère^.

Mais le témoignage le plus complet et le plus intelligent que nous ayons de cette époque sur le culte des images est celui que le second concile de Nicée a tiré du cinquième discours apologétique contre les juifs de Leontius, évéque deNéapolis en Chypre, sous l'empereur Maurice (582-602) ■'.Ce n'étaient plus les chrétiens alors qui reprochaient aux païens leur culte des idoles : c'étaient les juifs qui reprochaient aux chrétiens comme une idolâtrie, leur culte des images et de la croix. Que répond Leontius? Il ne nie pas l'existence de ce culte : il avoue que lés chrétiens adorent la croix, qu'ils vénèrent les images, qu'ils se prosternent devant elles, qu'ils les baisent, qu'ils les placent dans les églises ;

i. Mansi, XIII, 460, 161 ; P. G., LXXXVI, 2, col. 3216-3220.

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