‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 1018 sur 1102 · P. G., LXXXVI, 2, col. 3220; cf. XCIV · texte numérisé non relu

P. G., LXXXVI, 2, col. 3220; cf. XCIV

3. P. G., XC, 156; cf. 164. — Dans un discours cité par le second concile de Nicée, Jean de Thessalonique, qui assista au concile de'680 comme vicaire du pape, revendique le droit de peindre les images des saints, non qu'on adore les images (srpotTxuvdûvTEç oO tô; elxévoc;), mais parce qu'on honore les saints dont elles reproduisent les traits (àMià Tov; Stà t^; ypaçïi; Sri^ouaévou; So|âÇo{iev). II revendique le même droit pour les images de Jésus-Christ qui a été visible dans on corps; mais il ne croit pas possible d'avoir des images du Verbe et de la Trinité; car sous quelle forme les représenter? Quant aux anges, continue Jean, on en peut faire des images, parce qu'ils ne sont point absolument spirituels, et possèdent un corps subtil, circonscrit, invisible ordinairement, visible quelquefois pour certains privilégiés de Dieu. Que si on les peint sous une forme humaine, c'est parce qu'ils se sont montrés sous cette forme à ceux à qui ils étaient envoyés

<MaN61, XIII, 164, 165).

"4. Massi, XIII, 44-S3; p. G., XCIII, 1597-1609.

mais il soutient qu'il n'y à en cela rien d'idolâtrique, parce qu'il s'agit toujours d'un culte relatif qui s'adresse à la personne représentée ou figurée par l'image, et non au bois, à la pierre, aux couleurs de la peinture ou de la statue :

« Tant que les deux bois de. la croix sont unis, j'adore la figure à cause du Christ, qui y a été crucifié; dès qu'ils sont séparés, je les rejette et je les brûlée» — a Nous, fils de chrétiens, quand nous adorons l'image delà croix, nous, n'honorons pas la substance du bois; mais la considérant comme le sceau, lecachet et la signature du Christ, nous saluons et nous adorons par elle celui qui a été crucifié sur elle s. » — « Ainsi nous tous, chrétiens, possédant et saluant de corps l'image du Christ,, ou d'un apôtre, ou d'un martyr, nous pensons eh esprit que nous possédons le Christ lui-même ou son martyr 3, »

Ce ne sont pas les signes extérieurs, c'est l'intention qu'il faut considérer dans tout salut et toute adoration. Et l'auteur poursuit ainsi sa démonstration, empruntant ses exemples à l'Écriture, à la vie civile, à la vie de famille, où l'on voit constamment honorer l'image, le sceau, le vêtement même d'une personne et tout ce qui lui appartient. Et si l'on place dans les églises des croix et des images, continue-t-il, ce n'est pas qu'on regarde ces objets comme des dieux : c'est irpoç avetfxvïjffiv xoù Ttft'Jiv, xal euTcpÉTreiav IxxXyjciwv. Ainsi, conclut Léonce, « celui qui craint Dieu honore conséquemment et vénère et adore comme Fils de Dieu le Christ, notre Dieu, et la représentation de sa croix et les images de ses saints '^ ».

Les témoignages rapportés jusqu'ici émanent d&-

i. Mansi, col. 44; P.G., 4597.

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