‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 102 sur 1102 · Quis dives salvetur, 21, col · texte numérisé non relu

Quis dives salvetur, 21, col

8. Paed.jl, 6, col. 280, 281; Strom., II, 13, col. 996; Quis dives salv., 39, coL 644.

294 LA THÉOLOGIE ANTÉNICÉENNE.

par la critique protestante en général, comme n'admettant pas la présence réelle et substantielle du corps et du sang de Jésus-Christ dans Teucharistie. Et il est vrai que l'habitude d'allégoriser dont il ne se défend pas assez a pu, dans une certaine mesure, faire prendre le change sur sa vraie pensée. Mais c'est une méprise K Clément rapproche l'eucharistie du baptême, et condamne les hérétiques (encratites) qui ne se servaient que de pain et d'eau pour la -Trpocçopa eucharistique ^. D'après ses textes, le pain et le vin, aliment sanctifié, offerts par Melchisédec, étaient la figure de l'eucharistie ^ ; cette eucharistie ne peut être reçue que par ceux qui en sont dignes ^. Le Christ donne au chrétien du pain qui est lui-même, et celui qui y goûte ne fait plus l'expérience de la mort; chaque jour aussi le Christ se donne au chrétien en breuvage d'immortalité^. « Boire le sang de Jésus c'est participer à l'incorruptibilité du Seigneur... Le mélange des deux, savoir du vin et du Verbe, est appelé eucharistie, grâce vénérable et belle. Ceux qui, selon la foi, y participent sont sanctifiés corps et âme, la volonté du Père mêlant mystérieusement le divin mélange, l'homme à l'Esprit et au Verbe ^. » Tout ce langage montre bien, encore que l'expression en soit parfois rudimentaire, que Clément ne méconnaît pas, pour parler comme lui, le canon eucharistique de l'Église'. Les autres passages, où il présente la connaissance plus parfaite du Sauveur et

1. Voir ici P. Batiffol, L'Eucharistie, S* édit,, p. 248 et suiv.

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