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2. Sources pour la connaissance de l'hérésie iconoclaste : 1* Avant tout les actes des conciles relatifs à cette alTaire, ceux notamment du VII" concile œcuménique (Mansi, XII et XIII) et du concile iconoclaste de 815 (Hefele-Leclercq, Hist. des conc, III, 2). 2» Les écrits tiiéologiques contemporains sur la question : Saint Jean Dahàscène, ses trois discours Adversus eos qui sacras imagines abiiciunt (P. G., XCIV, col. 4232-1 tao). Les trois opuscules, De sacris imaginibus adversus Constantinum Cabalinum (P. G., XCV, 309-344), Epistula ad Theophilum imperatorem {ibid., 345-383), Opusculum adversus iconoclastas (P. G., XCVI, 1348-1361) ne sont pas de saint Jean; Y Epistula est de 843 ;• l'Opusculum de 771. Kicéphore le patriarche, Antirrhetica (P. 6., C, 205-533). Théodore Stcdite, Antirrhetici (P. G., XCIX) et sa correspondance [ibid.). 3" Au point de vue historique, les Chroniques de Tuéophane (P. G., CVIII) et de ses continuateurs (Theophanes contincatcs, P. Gr., CIX); celles de Léon le Grammairien (P. G., CVIII), de Nicéphore (P. G., G) et de Georges le Moine (P. G., CX); de plus les vies des empereurs et des saints confesseurs engagés dans la querelle, que l'on trouvera dans P. G., XCIX, C, CVIII, CXV. — Les sources spéciales de la querelle des images en Occident seront données plus loin. — Travaux : HEFELE-LECLERCQ,fi^îS/.des coïic, III, 2. Paris, 1910. K. Schwarzlose- Der Bilderstreit, Gotha, 1890; Toogard, La persécution iconoclaste, Paris, 1897; E. Marin, Les moines de Gonstantinople, Paris, 1897; L. Bré- HiER, La querelle des images, Paris, 1904 ; J. Pargoire, L'Eglise byzantine de 527 à 847, Paris, 1903.
3. L'islamisme primitif n'était pas, en principe, opposé anx représen-
théologiens condamnent ces mêmes pratiques, soit au nom de l'Ecriture, soit en vertu de considérations christologiques, soit encore par crainte d'abus inévitables ' . A côté de ces raisons particulières cependant, et comme raison plus générale et plus profonde qui explique l'opposition faite aux images, en certaines contrées du moins, on a signalé un secret éloignement des populations de la Syrie et de l'Egypte et des peuples germaniques pour la représentation de la figure humaine dans l'ornementation religieuse. Ils se défiaient du culte de la beauté humaine qui attirait tant les grecs, comme d'une idolâtrie; et c'est par des lignes géométriques, par des entrelacs indéfiniment répètes, par des symboles empruntés au règne végétal ou animal qu'ils essayaient plutôt d'exprimer le sentiment du divin et de l'infini 2.
Toutes ces influences à la fois semblent s'être exercées d'une façon plus ou moins apparente sur l'esprit de Léon risaurien, pour le déterminer à déclarer la guerre aux images. Léon était né en pleine Syrie, à Germanicia : il avait pu connaître les pauliciens dont le centre d'action, Samosate, n'était pas éloigné. Il est possible aussi qu'il ait subi indij-ectement l'influence des musulmans et des juifs '. Il est certain, en tout cas,
tations figurées. Il le devînt plutôt sous l'influence des populations syriennes et coptes au milieu desquelles il s'établit. La proscription des images cliez les musulmans ne date que du calife Omar II (717-720). Y. L. BnÉBiEn, op. cit., p. 911).
1. Que ces abus se soient en eiïet produits çà et là ; bien plus qu'au cours de la controverse ils aient empiré en quelques endroits, et se soient multipliés, comme une protestation plus énergique decertnins esprits exaspérés contre la persécution dont leur foi était l'objet, c'est, je orois, ce dont on ne saurait raisonnablement douter. On en trouvera plus loin des exemples.