‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 1028 sur 1102 · MASSI, XII, H27-H · texte numérisé non relu

MASSI, XII, H27-H

bre 787, un nouveau concile fut réuni à Nicée en Bithynie : c'est le deuxième de ce nom, et le septième général^.

Il compta de trois cent trente à trois cent trentè-sépt membres, et fut présidé par Tarasius. Deux légats, l'archiprêtre Pierre et l'abbé Pierre, représentaient le pape : les autres patriarcats d'Orient étaient représentés par les deux moines Jean et Thomas, délégués non par les patriarches eux-mêmes qui, placés sous la domination arabe, ne pouvaient communiquer directement avec Constantinople^, mais par le haut clergé (àpj^iEpeTç) et par les archimandrites de ces régions.

L'assemblée tint huit sessions, dont deux ou trois seulement offrent un intérêt dogmatique. Dans la deuxième ^, on lut les lettres du pape à Irène et à Tarasius, et Tarasius déclara en accepter la doctrine sur les images. Dans la quatrième (l" octobre 787)'', après lecture de passages de l'Écriture et des Pères favorables aux images, le concile déclara admettre l'intercession de la Vierge, des anges et des saints, baiser respectueusement (asTraÇofjiEÔa) les images delà croix et les reliques, recevoir, saluer et embrasser, suivant la tradition de l'Eglise, et adorer d'un hommage d'honneur (ttfxiriTixwç Tcpo(7xovoû{j!.6v) Ics Imagcs de Notre-Seigneur, de la Vierge j des anges incorporels, mais qui ont apparu sous la forme humaine, et des saints. La sixième session (5 ou 6 octobre) ^ fut consacrée à la lecture et à la réfutation du décret du concile d'Hiéria de 753, et là septième (13 octobre) ^ à la lecture de l'opoç du,présent synode. Dans cette profession de foi,

2V *• l'^s actes sont dans Maksf, XII, xni.

/ j^2. Ils n'avaient pu recevoir la lettre d'intronisation de Tarasius.

r ^ l ^^^ 3. MANsi, XII, 1031-1111.

' ^ C " ■*• M^î-'Si. Xin, 1-1S6.

,/ n\ 5. MASSI, XIII, 204-364.

\ 6. MaNSI, XIII, 364-413.

LA GONTllOVERSE DES ISIA.GES. 469

les Pères répètent le symbole de Constantinople ; ils reçoivent les six premiers conciles généraux et leurs décisions ; puis ils définissent que l'on doit exposer non seulement l'image de la croix, mais aussi celles de Notre-Seigneur, de sa Mère, de,s anges et des saints * ; qu'on peut les baiser et leur rendre une adoration d'honneur (à<Tit«(T(Aov xat Ti[jir,TixV ïtpoaxuvYiaiv), mais non pas l'adoration de latrie proprement dite réservée à Dieu (oô fxrjV t^v xKTa «l'ffTiv ^(awv âïrfii^i^y Xa-cpei'av) ; et /

qu'enfin on peut, en leur honneur, brûler de l'encens et allumer des lumières, comme on le fait pour la croix / ^ et les évangiles; car l'honneur rendu à l'image se IC^k

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ous les membres de l'assemblée signèrent cette profession de foi. Irène et son fils la souscrivirent dans une huitième et dernière session (23 octobre), tenue au palais de la Magnaure à Constantinople ; et l'on prit des mesures pour la destruction des écrits iconoclastes 3. Le rétablissement des images était un fait accompli.

§ 6. ~ Réaction iconoclaste et triomphe définitif de l'orthodoxie.

Il ne semble pas, en effet, qu'Irène ait rencontré de difficulté à faire accepter les décisions du concile. Le parti iconoclaste restait toujours nombreux cependant, et les divisions qui régnaient entre le patriarche et les moines de Stoudion ne pouvaient qu'entretenir son espoir de revenir aux affaires. Sous Michel Rhangabé (811-813), il fit, pour les reprendre, une tentative qui

I. Oa remarquera qu'il n'est pai question d'images d« Dieu le Père

«. Massi, XlU, 377.

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