‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 1037 sur 1102 · Col · texte numérisé non relu

Col

5. € Evidentissime patet picturas sanctas et Domini crucem et sacras electorum Dei reliquias dignis et congruis honoribus a catholicis et orthodoxis iu Deo et propter Deum venerari oportere * (col. 527).

<*82 HISTOIRE BBS DOGMES,

forme, au culte des iinages> persista dans l'Église de France jusqu'à la fin du ix? siècle. Walafrid Strabon (f Bi9)^ûmkB^mm. De rébus ecaiesiasticis (8), semble ne pas arefoser aux images une sorte de culte .: «Non sunt omnimodis honesti et moderati imaginum honoi^s abiiciendi^T); mais, quand on y regarde de près, on voit que «es honneurs sont tout négatifs «t consistent -à ne point mépriser, souiller ou détruire les saintes images. Cette attitude devait être aussi probablement -celle d'Hincmar de Reims (-f- 882), dans «On ouvrage Qualiier imagines Salvatoris nostri vel satictorum ipsius venerandae sint^. L'ouvrage est perdu, mais on sait par Hinçmar lui-même ', queTévêque de Reims regardait le VIP concile général comme un pseudosynode, dont les membres avaient été incapables de résoudre sainement la question proposée. Il restait ^onc dans la tradition gallicane.

Ce ne fut qu'après que le Vill® concile général, quatrième de Constantinople(869), eut été reçu en France, «'est-à-dire à la fin du ix® ou au commencement du X* siècle, qu'on y reçut également la doctrine orthodoxe du culte desiimages Le VHP concile en effet avait confirmé les décisions de Nicée» et on ne pouvait l'accepter sans accepter par là même les décisions qu'il avait approuvées.

Ainsi =se termina cette longue controverse, dans laquelle le génie propre de chaque nation. tint une si large place. Le culte des images cadrait admirablement avec le tempérament religieux des Grecs, et l'Église grecque en est restée la terre classique. En Occident, Rome et l'Italie, la patrie des arts, furent les premières

Page 1