Strom., I, 19, col
sa doctrine comme .un pain et un vin, comme la chair et le sang de Jésus, reproduisent en partie le langage des faux gnostiques, et n'ont aucun rapport avec l'eucharistie 1.
Clément d'Alexandrie paraît comprendre la pénitence à peu près comme Hermas. Après avoir rapporté les paroles du Pasteur sur l'unique pénitence possible après le baptême, il s'efforce de montrer qu'elle doit suffire, et quel désordre ce serait de la répéter souvent^. Il ne s'agit ici, bien entendu, que de la pénitence officielle, car les châtiments que Dieu envoie au chrétien pécheur ont d'ailleurs, observe-t-il, pour but de l'amender, et Dieu est toujours prêt à accueillir le pécheur 3. Remarquons en outre que l'Eglise d'Alexandrie ne paraît pas avoir connu, au temps de Clément, de réserve par rapport à la réconciliation des homicides. Cela résulte de l'histoire du jeune homme converti par saint Jean, rapportée par notre auteur dans le Quis dives salvetur, 42.
Clément a-t-il jamais composé l'écrit Ilepl àvaorTacewç qu'il annonçait dans son Pédagogue (i, 6, col. 305 ; ii, 10, col. 521) ? Nous l'ignorons. Il est certain seulement que dans les ouvrages qui restent de lui il enseigne ou suppose la résurrection de la chair'*. Sur le millenium son silence est complet. Mais il admet que les âmes pécheresses seront, après la mort, sanctifiées (éyiaÇsiv) par un feu intelligent, et que les scélérats seront punis également par le feu^. Le châtiment de
\. Voir, par exemple, Paed.., I, 5, col. 268; II, 3, col. 424; Qids dives salvelur, 29, col. 633, 636. Au Paed., I, 6, coi. 301, plusieurs auteurs cependamt voient l'eucharistie.