‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 1042 sur 1102 · Cf. J. BiLZ, op. cit., p. 68 et suiv · texte numérisé non relu

Cf. J. BiLZ, op. cit., p. 68 et suiv

De l'unité de substance découle naturellement l'unité d'attributs et d'opération : (A(a yip ouori'a, {*{« «YttQôiTiç, (iiCa SuvafjLic, (i.(a OÉXri<TU, [xCa IvIp'yEttt, (xia éÇouvia, {xlaxal -îj aôdj, oô Tpeîç 5(Aoiai àXXi^Xaiç^. Ciiacune des personnes est (ÎYsvriToç, bien que non pas àYévvr,Toç : toutes trois sont éternelles et incréées : le Fils seul est né.

De l'unité de substance découle aussi ce que saint Jean appelle, d'un mot emprunté à saint Grégoire de Nazianze, la itepij^topriatç, la cîrcumincession : « Les trois personnes sont unies, comme nous l'avons dit, non de façon à se confondre, mais de façon à être jointes : elles se compénètrent mutuellement, sans confusion et sans mélange 2. »

On ne s'arrêtera pas ici à exposer l'enseignement du Damascène sur le Père et le Fils, cet enseignement ne faisant que reproduire, en le confirmant, celui des Pères antérieurs. Mais ce qu'il dit du Saint-Esprit mérite qu'on l'examine, car la question du Filioque va bientôt diviser les Grecs et les Latins. Le Saint-Esprit est Dieu, consubstantiel au Père et au Fils, leur égal en nature et en dignité^. Il procède du Père et se repose dans le Fils ; il procède du Père et est communiqué par le Fils '' ; il procède du Père par le F.ils : Ix naTpbç 8t* oîou IxTtopeuojxcvri — 81' outoû (XoYOu) Ix Tou icatpo; Ixjtopeuojiievov — aÔTOç (ô icaT^p) Stà XoYOU npoêoXeùc IxçavToptxou ?ryeu|AaTOc — Ix tou Trarpo; y^P? ^tji tou ulou xal \6^wi icpotov, qxtj^ utîxu; 8é'. Par le Fils il se rattache au Père ; il est l'Esprit du Fils, l'Esprit du Christ, l'intelligence (voyç) du Christ, l'Esprit du Seigneur, l'image du Fils comme celui-ci

4» I, 9, col. 6S8.

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