‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 1048 sur 1102 · Il, 29, col · texte numérisé non relu

Il, 29, col

mais ailleurs il précise sa pensée : « Sans la coopération et l'aide de Dieu, nous ne saurions ni vouloir ni faire le bien : il est seulement en nôtre pouvoir ou de persévérer dans la vertu et de suivre Dieu qui nous y invite, ou de nous en éloignera » Si notre auteur n'a pas réfléchi beaucoup sur la nécessité de la grâce actuelle, il a trouvé du moins, pour en parler, une formule correcte. Il parie aussi exactement — et aussi superficiellement — de la prédestination. Autre chose, dit-il, est prévoir, autre chose préïinir et prédéterminer, car, dans ce dernier cas, il s'ajoute à la prévision un acte dé volonté et de commandement. Or, il n'y a de prédéterminés que les événements qui ne dépendent pas de nous : ceux qui dépendent de nous sont simplement prévus 2. On en peut conclure que saint Jean n'admettait point la î)rédestination absolue au sens de saint Augustin. Il avait dit d'ailleurs auparavant, avec beaucoup de précision, qu'il faut distinguer en Dieu deux sortes de volonté, une volonté antécédente et de bienveillance (wpwjyoufjievov 6éX7](*a, xa\ eùSoxfa), par laquelle il veut le salut de tous les hommes, et une volonté conséquente et permissive (litofAsvov ^£kyiii.a, xa\ Ttapaj^topyiaiç), par laqudtle il veut que les pécheurs subissent soit un châtimesnt médicinal (7capaj(^wpYi<ri; olxovofAix-^), soit uu châtimeikt définitif 'et aibsolu (Tcapa'/^wpvjffiç «TcoYvwaTixîi) \

§ 3. — Christologie et sotériologie.

Le remède au péché, c'est Jésus-Christ. Saint Jean Damascène a consacré à l'exposé de sa christologie

i. 11,30, col. 972, 973.

2. n, 80, col. 969, 972; Cf. Dialog. cont, manieh-^ 72 «t saiv., 77, coL IGGG et suiv., 1876 et suiv.

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