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tout le livre me et les chapitres 1-8 du livre iv du De fide orthodoxa, et de plus quelques ouvrages de controverse, le Contra iacobitas^, le De natura com-^ posita contra aeephalos^, VAdçersusnesto/'ianos^, le De duabiis in Chris ta voluntatibus* . Mais on ne pénètre entièrement dans sa pensée qu'à la condition de ^tenir compte des notions philosophiques dont il s'est inspiré et qui, disséminées dans ses écrits, se trouvent condensées dans la Dialectique.
Le corps de Jésus- Christ n'a pas été formé dans le sein de Marie d'une façon lente et progressive : les organes et le corps entier ont eu d'emblée leur configuration parfaite, quoique non pas tout leur développement^. En même temps que le corps était formé, il était animé, et en même temps qu'animé, il était uni au Verbe par l'intermédiaire de l'âme : nul intervalle chronologique concevable entre ces trois opérations : a|xa cràp^, âjAa 6sou Xôyou càp^, fijxa ffàpÇ Ijjuj^ujroç, XoYixi^ T« xal voepa®.
L'humanité ainsi prise par le Verbe n'est pas l'humanité abstraite, considérée ^Ckr^ ôswpi'a, ni l'humanité concrète telle qu'elle existe dans tous les hommes en qui elle est réalisée (car le Verbe ne s'est pas uni à tous les individus humains), mais c'est une humanité individuelle, bien qu'elle n'ait été individu et personne que dans le Verbe et par le Verbe ^. Toutefois, comme
i. p. G., XCIV, 1436-lîJOl.