ActeidannAUNSi, Xllf, 629 et P. L., XCIX, as
la raison théologique (viii) ; et enfin récite le symbole en y comprenant l'addition : « Et in Spiritum sanctum Dominum et vivificantem, qui ex Pâtre Filioque procedit » (xii)^
Restait à gagner à cette nouveauté le pape et l'Église romaine. Une première tentative fut faite, par Charlemagne à l'occasion des troubles palestiniens de l'an 808. Des moines latins, établis à Bethléem, ayant chanté à la messe le symbole de Constantinople avec l'addition du Filioque, furent traités d'hérétiques par les Grecs et menacés d'expulsion. Ils résistèrent, protestèrent de leur orthodoxie, et en écrivirent au pape Léon IIP, en le priant de faire faire sur la question du Filioque une enquête patristique, et d'instruire de l'incident l'empereur Charles, 'dans la chapelle de qui ils avaient entendu chanter le Filioque avec le symbole.
Le pape accéda au désir des moines. Il leur envoya d'abord une profession de foi adressée aux églises d'Orient^, et qui affirmait la procession du Saint-Esprit a Pâtre et Filio, mais sans insister d'ailleurs outre mesure sur ce point, et sans faire allusion à aucune controverse. Puis il informa Charlemagne de l'affaire. C'est en conséquence de cet incident que l'empereur chargea Théoduiphe d'Orléans d'écrire son traité De Spiritu sancio ■*, et réunit le concile d'Aix-la-Chapelle (novembre 809) '. Le concile approuva l'écrit de Théoduiphe, se prononça pour la doctrine du Filioque et probablement aussi pour le maintien de l'addition dans le symbole. C'est du moins ce qui paraît résulter de ce que nous allons dire.