p. L., XCVIII
3. Eginhard, Annales, ad ann. 792 (P. L., CIV, 441) ; Alcdin, Adv. Elip. libri qualuor, 1, 16; Léon UI, dans le concile de Rome de 798 (Mansi, XIT, 1031, ex actione secundo).
4. ToQte la controverse d'Alcuin en cette affaire est remarquable par l'élévation, la courtoisie et Ih charité qui y règne. C'est tout le contraire <Iu celle d'Elipand.
LA THÉOLOGIE LATINJE SOUS CHAftLEMAGNE. &37
Pères. Elle fut inutile. Félix s'était concerté avec ses amisv et deux lettres étaient adressées en 793 ou au début de 794 par Élipand et l:es évèques dissidents d- Espagne, la première à Charlemagne, la seconde aux évêques de Gaule, d -Aquitaine et d'Austrasie^, pour demander le rétablissement de Félix à Urgel et plaider la cause de l'adoptianisme. La décision de Ratisbonne était considérée comme inexistante.
La réponse à ces deux missives fut le concile de Frâncfort-sur-le-Mein (794). On y vit, avec les légats du pape, Paulin d'AquUée, Pierre de Milan et un grand nombre d'évêques, clercs et savants moines *. Félix n'y parut pas. Invités à donner, sur la question de l'adoptianisme, leur avis par écrit, les évèques se partagèrent en deux groupes : ceux d'Italie avec, à leur tête, Paulin d'Aquilée, et ceux de Gaule et de Germanie. Les premiers rédigèrent le Libellus episcoporum Italiae contra Elipandum ',^qm rejetait l'adoptianisme et anathématisait Félix et Élipand s'ils ne se rétractaient pas. On réservait seulement le jugement du pape (13). Le mémoire en forme de lettre des évêques francs et germains porte le titre de Synodica concilii ah episcopis Galliae et Germaniae ad prae&ules His^ paniae missa^.W discutait également l'adoptianisme et les preuves produites en sa faveur, et rapprochait la nouvelle hérésie du nestorianisme. Les docteurs espagnols, saint Ildefonse, saint Eugène et saint Julien de Tolède, allégués par Élipand et ses amis, y sont traités fort lestement : ce sont des inconnus qui le seraient restés sM'hérésie ne les avait mis en lumière. De saint Isidore cependant on ne disait rien. Le tout