Alcdih, f'ptsf. CXVII, col. SSO.SSl
S.Ibid.
10. C'est la Confessio fldti Felicis (Mansi, XIII, 1035-1040; P. L., XCVIi
LA THÉOLOGIE LATIME SOUS GHARLEMA6NE. 539
entre les mains de Leidrade pour être gardé et surveillé à Lyon. II parut extérieurement être sincère dans son retour, et rien n'aurait fait douter de sa persévérance dans la bonne voie, si le successeur de Leidrade, Agobard, n'avait trouvé, après la mort de Félix (813), un mémoire laissé par lui, et où il rétractait ses rétractations mêmes * . Agobard ne crut pas que cet écrit dût rester sans réponse, et composa, pour le réfuter, son Liber adi>ersum dogma Felicis Urgellensîs *, qui demeure encore une source importante pour la connaissance de l'adoptianisme.
La disparition de Félix d'Urgel enlevait à l'erreur son meilleur soutien. Élipand sans doute résistait toujours, et ni les avances charitables ni les bonnes raisons d'Alcuin ne purent vaincre son obstination^. Mais il se vit bientôt comme un général sans soldats. Une mission de Leidrade^ de Nefridius et de saint Benoît d'Aniane en Espagne, en 799, réussit au delà de toute espérance, et dès l'année suivante (800), Alcuin pouvait annoncer à Tévôque de Salzbourg, Arno, la conversion de vingt mille dissidents du clergé et du peuple''. Ce fut pratiquement la fin de l'adoptianisme.
Il ne disparut cependant pas immédiatement de l'Espagne, et il conservait encore, au milieu du ix« siècle, quelques défenseurs^. Mais la vigueur et la décision
882-888). Félix y disait : « Non alius Dei Filius et alius hominis filius, sed Deus et homo, unicus Dei Patris verus ac proprius Filius, non adoptione, non appellatione [seu] nuncupatione, sed in utraque natora, ut dictum est, unus Dei Patris, secundam apostolum, verus ac proprius Dei Filius credatur » (P. L., col. 884).