‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 1087 sur 1102 · Chap.ix · texte numérisé non relu

Chap.ix

4. A savoir les pénitèntiels de Bourgogne, de Bobbio, le pénit«ntiel II ide Paris, ceux 4e Saint-Hubert, de Fleury-suriLoire, de Hersëbourg, le 3angallense aîmplex, le Valicellanum I, ie Vindobonense. V. les textes dans J. ScHMiTz, £>ie Bussbûeher, I, n. Aucon péniteniiel d'ailleurs n'était désigné comme obligatoire, et quelques-uns mSioe n'étaient pas

Tout cela, nons lé retrouvons réduit en pratique 4an& les auteurs que nous examinons ici, mais surtout dans le deuxième capitulaire de Théodulphe à son: clergé.

Tnéodulphe distingue bien entre la pénitence publique qui est due pour les crimes publics ^, scandaleux, et la pénitence privée. Dans la première, « eapîtalia et mortalia crimina deâenda sunt secundum canonum et sanctorum Patrum inslitutionem ». Ce^ n'est pas que la pénitence privée n« puisse remettre ces péchJés, mais il y faut un complet changement de^ vie : « saeeulari iactantia simul deposita, piae religionis confesso studio per vitae correctionem et iugi, imo perpetuo luctu se submittente^ ». On a un exemple de cette pénitence publique dans la pénit^aee im^ posée par Paulin d'Aquilée à Herstnlfe^. Heistulfe avait tué sa femme accusée d'adultère sur la foi d'uni seul témoin. Paulin lui donne le eboix entre l'entrée dans un monastère, ou bien l'accomplissement chez lui, et suivant la rigueur des canons, de la pénitence publique, dont il lui rappelle les prescriptions. Il lie lui cache pas d'ailleurs que cette seconde forme d'expiation sera beaucoup plus dure que l'autre.

Mais la pénitence publique n'est pas le cas ordinaire. Voici,' suivant Théqdulphe, comment les choses- se passent communément. Le pénitent s'age^iouille d'abord devant Dieu «vec le prêtre à ^i il doit se cou fesser. Puis il accuse « quidquid a iuventute recordari potest ex omnibus modis quae gessit » ; non seulement les mauvaises actions, mais encore les paroles et pensées mauvaises quHl a à se reprocher. Si lamétonjtjùra bien vas. cf. le coneile de Chalon-snr-Saône de 813, caaon 3*- (Massi, x-rv, 401).

i. cf. le concile d'Arles de 818, canon 36 (îili«si, XIY, col. 62J.

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