‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 127 sur 1102 · In Numéros, homil. XVI, 9, Lom., X · texte numérisé non relu

In Numéros, homil. XVI, 9, Lom., X

Verbe ^. L'allégorie, on le voit, se superpose à la lettre sans la détruire; la gnose respecte la foi, même dans ses plus hardies spéculations.

Ajoutons qu'Ôrigène regarde le service eucharistique comme un vrai sacrifice : les autels chrétiens ne sont plus inondés du sang* des animaux, ils sont consacrés par le sang précieux de Jésus-Christ, « pretioso sanguine Christi consecrari^ ».

Il nous reste à traiter de l'eschatologie d'Origène. C'est, on le sait, une des parties de sa doctrine qui lui ont valu le plus de critiques et ont attiré sur sa mémoire le plus d'anathèmes : il faut donc l'étudier de près.

La vie future constitue pour Origène « l'Évangile éternel », c'est-à-dire la pleine révélation, la pleine lumière^. Les justes sontles premiers à qui elle convienne. Cependant, lorsqu'ils meurent, ils ne vont pas généralement tout droit au ciel. Ils se rendent au Paradis, c'est-à-dire dans un lieu souterrain, « in quodam eruditionis loco », où leur purification s'achève par un baptême de feu'*. Tous viennent à ce baptême, mais tous n'en souffrent pas également, et s'il en était qui n'eussent rien à expier et qui fussent parfaits, ils le traverseraient sans en souffrir^. Ainsi baptisés, les justes montent de sphère en sphère, toujours plus purs et plus éclairés sur les secrets de la nature et sur les mystères de Dieu, jusqu'à ce qu'ils soient réunis au Christ 6.

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