De anima
tempsychose^ ; mais il professe un traducianisme grossier : Tâme est semée comme le corps, et, comme lui, reçoit un sexe ^ ; et ainsi toutes les âmes étaient contenues en Adam de qui elles viennent^.
Op Lactance rejette précisément ce traducianisme. Pour lui, chaque âme vient de Dieu immédiatement [De opificio Deiy 19, col. 73); elle n'existe pas avant le corps : elle naît en quelque sorte avec lui [Inslit., m, 18, col. 40Ô). D'essence ignée (ii, 10, col. 310; 13, col. 322), elle est immortelle (m, 18, col. 405, 406; 19; vu, 12, 13) et susceptible pourtant de souffrir même après sa séparation d'avec le corps (vu, 20, col. 779 suiv. ; 21). Le principe du péché ne gît pas en elle précisément, il gît surtout dans les appétits du corps opposés aux aspirations de l'âme [De ira Dei, 19, col. 135, suiv.).
Tertullien a affirmé très énergiquement la liberté humaine, et a trouvé dans le Jeu de cette liberté l'explication du mal moral et du péché ■*. Il l'a trouvée encore dans la déchéance de l'homme depuis la désobéissance de notre premier père. Cette faute a entraîné pour toute la race humaine non seulement la mort, mais aussi de nouvelles fautes et leur châtiment : « Homo damnatur in mortem ob unius arbusculae delibationem, et exinde proficiunt delicta cum poenis, et pereunt iam omnes qui paradisi nuUam cespitem norunt^ w. « Portavimus enim imaginem choici pèr collegium transgressionis, per consortium mortis, për