‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 182 sur 1102 · Tertull., De anima, i<li;Apol., 23, 27; De pi'aescr., iO · texte numérisé non relu

Tertull., De anima, i<li;Apol., 23, 27; De pi'aescr., iO

7. Tertull., Apol, 23, 27, 32, 37, 46, etc.; Arnoiie, I, 43, 4.ï, SO, S6; 11,- 35. Au lieu de voir, comme généralement les auteurs de celte époque, dans les dieu-x du paganisme, des héros divinisés ou de méchants démons, Arnobe, par une conception singulière, y voit des dieux inférieurs, des génies créés par Dieu, immatériels et immortels, eu somme des anges d'un caractère à part (11,3, 3S, 36, 62; UI, 2, 3, 12; IV, 19).

406 LA THÉOLOGIE ANTÉNIGBÈÎflVB.

lier, nous l'avons dit pliis haut, serait, (î'après îui, l'œuvre de puissances inférieupes (ir, 14, 36-50) : elle ne serait précisément ni immortelle ni mortelle par nature (rr, 15-30), mais meâiae quaUtatis^ pouvant mériter l'immortalité par ses bonnes œuvres (if, 14, 31-36). Arnobe est un pessimiste chez qui il ne faut pas chercher l'expression authentique de la foi. Tout autres sont les vues de TertuUien et de Lactance. L'un et l'autre se sont plu à nous montrer dans le corps humain l'ouvrage même de Dieu et l'objet de son amoureuse sollicitude ^ A ce corps l'âme est intimement unie : « Vocabulum homo, écrit Tertulîien, consertarum substantrarum duarum quodam modo fîbula est, sub quo vocabulo non passunt esse nisi cohaerentes^. » Qu'est-ce que cette âme, d'où vient-elle, et quelle est sa destinée? — On sait que TertuUien a écrit sur ce sujet tout un traité, le De anima (sans compter le De censu animae, qui est perdu). Il y enseigne très nettement la corporéité de l'âme humaine'. C'est une doctrine qu'il avait empruntée aux stoïciens, qu'il allègue '', et au médecin Soranos d'Éphëse dont il élève très haut l'autorité^. Mais il l'appuie aussi sur une singulière vision d'une chrétienne montaniste, à qui une âme s'^était montrée « tenera et lucida et aerii coloris, et forma per omnia humana*' ». Malgré cela, il proclame Fâine simple et indivisible', immortelle entant qu'elle émane du souffle de Dieu^. TertuUien est dichotomiste'''; il rejette la préexistence des âmes aussi bien que la mé-

i. Tertull., De resui: carnis,.G', Lactance, De opificio Dei.

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