Epiphane, Ancoralus
3. Contra Apollinarîum, II, 3; Théodoret, Haeretic. fabul., V, H ; un fragment attribué à samt Atiianase, P. G., XKVr, 1292.
4. EusTATHE d'Antioche (P. G., XVIII, 689); Contra Apollinar., 1, 13; Epiphane, Haer. LXIX, 19; Gkeg. Naz., Epist. Cl. Dans l'Exposé de foi qu'il présentaà Théodose en 383 (Socrate, H. E., VII, 12), et que Valois a reproduit dans ses notes à Socrate, V, 10 (P. G., LXVII, 589), Eunomius aflirme cependant (est-ce palinodie?) que Jésus-Ciirist a pris une humanité composée de corps et d'âme l<\iMyij non pas voCç). En revanche, le symbole d'Eudoxius de Gonstantinople est formel : (japxoOsvTa , oùx èvavbçtan-ficravxoi, outs y^P '^^'/Ji^ àvBpwnîvYjv àveîXvjçev [6 >.ôyo;] (Caspari, Quellen, IV, p. 176 et suiv. Cf, Harnack, Lehrb. der DG,, II, p. 321, note 3).
avec le Père et le Fils une trinité. Mais le Saint-Esprit est, d'après lui, infiniment éloigné, séparé des deux autres personnes : il leur est étranger par l'essence : il ne possède ni même substance ni même gloire ^ Arius en faisait probablement une créature du Fils. Ce point de sa doctrine resta toutefois dans, l'ombre jusqu'au moment où il fut mis en évidence par l'hérésie macédonienne.
Tel était, dans ses traits principaux, le système d'Arius. Ce système reposait tout entier sur cette conception que Dieu est absolument transcendant, unique, incapable de se communiquer autrement que par voie de création. Au point de vue philosophique, l'hérésiarque et ses sectateurs se rattachaient à Aristote, à sa méthode et à sa dialectique^. Mais ils s'eiforçaient de donner à leurs erreurs une base scripturaire en rapjîelant les textes qui attribuent à Jésus-Christ ou au Fils une infériorité, des passions, des infirmités, l'ignorance même de certaines choses ^. Ils entendaient tous ces textes du Verbe et y voyaient des preuves de sa condition d'être créé.
On remarquera que la doctrine d'Arius a été, pour ainsi dire, parfaite dès le principe, et n'a point subi de développement. Si plus tard les anoméens l'ont étayée -de plus d'arguments, ils ne l'ont pas précisément amplifiée. Après le concile de Nicée, les eusébiens la modifièrent, mais pour l'atténuer. Quant à ceux qui l'acceptèrent d'abord, Eusèbe de Nicomédie, Eusèbe de Césarée, Athanase d'Anazarbus, Georges prêtre d'A-