Thalie {G. arian., Or. 1,6', De synodis, Vô
2. Epiphane, Haer. LXIX,69; LXXVI, 2. Greg. Nyss., Contra Eunomium, l {P. G. XLV, 26o); Philostorge, U. E., III, S.
3. Didyme l'aveugle a consacré à la discussion de ces textes le livre III de son De trinilale. On en trouvera l'énumération dans J. Tdrmel, histoire de la théologie positive,!, Paris, 1004, p. 27, et plus complètement dans Bethuse-Baker, An introduction to the early hislory of Christian doctrine, p. 161, 162, texte et note.
lexandrie, Asterius de Cappadoce, des citations faites par saint Athanase^ prouvent qu'ils la professaient telle qu'Arius l'avait émise. Peut-être devrait-on cependant excepter l'évêque de Césarée dont la pensée semble avoir été plus flottante- Quel enseignement opposait à cette doctrine le patriarche d'Alexandrie, Alexandre? Il importe, on le conçoit, de le savoir, si l'on veut connaître exactement ce que pensait de la question en litige l'orthodoxie grecque à ce moment précis qui va de 320 à 325. Or nous sommes assez bien renseignés sur les sentiments d'Alexandre par les deux lettres dont il a été plus haut question. L'une est VEpistula encyclica conservée par Socrate [H. E.^ i, 6); l'autre, qui porte l'inscription douteuse Epistula ad Alexandrum constantinopolitanum, est probablement aussi une lettre encyclique. Elle se trouve reproduite dans Théodoret [H. E., i, 3)^. Le patriarche, dans ces deux documents, montre qu'il comprend parfaitement l'importance de la crise arienne et le danger qu'elle fait courir à l'essence même du christianisme. Mais d'ailleurs il discute peu : il enseigne et décide, et déclare qu'il ne faut pas essayer d'expliquer ces mystères.
h' Epistula encyclica est la plus courte. Après un bon résumé des erreurs d'Arius (3), le patriarche affirme, en s'appuyant sur l'Écriture, l'éternité du Fils, sa noncréation, sa ressemblance au Père en substance, son immutabilité (4). Si le Fils, ajoute-t-il, n'était pas éternel, le Père se serait trouvé à un moment aXoyo; xal àffO'|>oç, ce qu'on ne saurait concevoir. Le Fils est élément intime, essentiel de l'être du Père. Au n° 5 il est