Athanase, De synodis, 24 ; Hahn
5. Athanase, De synodis, 25; Socrate, Hist. eccl., II, 18; Hahx, § 156.
«Ile est son œuvre ou seulement celle des quatre évoques qu'il députa, à Constant. Elle condamne nettement à la fois le marcellianisme et l'arianisme pur. La partie positive est fort vague. Cette formule fut remise à Constant par les quatre députés : à cela se borna leur ambassade.
Pendant ce temps, Eusèbe de Nicomédie qui, depuis 339, s'était installé évêque de Constantinople, mourait (fin de 441), et sa mort devenait l'occasion dans cette dernière ville de troubles violents. Sur les conseils du pape, d'Hosius et d'Athanase, Constant s'entendit avec son frère Constance pour la convocation d'un grand concile qui travaillerait à ramener la paix. Ce fut celui de Sardique (343) ^
Le concile fut présidé par Hosius. Après lui signèrent les deux légats du pape, Archidamus et Philoxène. Les orthodoxes, pour la moitié occidentaux proprement ditSj se trouvèrent environ quatre-vingts, et parmi eux Athanaseet Marcel d'Ancyre. Les dissidents — on ne peut plus les appeler eusébiens — étaient un peu moins nombreux. Leurs chefs étaient Acace de Césarée de Palestine, Basile d'Ancyre, Maris de Chalcédoine et les deux évêques Ursace de Singidunum et Valons de Mursa. Ne se sentant pas en force, ils refusèrent, sous un prétexte de procédure, de siéger avec le concile et se retirèrent à Philippopolis, où ils adoptèrent une nouvelle profession.de foi ^. C'était la quatrième d'Antioche portée à Constant , à laquelle on avait ajouté un second anathématisme contre les sabelliens et ceux qui prétendent que le Père n'a.pas engendré le Fils par sa volonté (o& pouKff=i oùSè BA-i^aei).
i. Ou peut-être fin de 342.
2. HiLAiRE, De synodis, 34; Fragment III, 29; Hahn, § 158; Le grec original de l'addition s'est conse^** p»r 1» ^rmule macrostiche. V. plus bas.
Cependant le concile légitime de Sardique ne laissait pas que de se tenir. Il rétablit sur leurs sièges Athanase et Marcel, déposa Acace de Césarée, Georges de Laodicée, Ursace et Valens, et fit vingt canons. Il y fut question de promulguer une nouvelle profession de foi en supplément de celle de Nicée jugée incomplète. Théodoret en a conservé le texte '. Elle proclamait [Aiav eTvKi uTtôffTaffiv, "Î^vkùtoIoÎ «Içiexixoi QÙalav- Ttpoffayoçievovai, Tou ■nwTpèç x«V Too uîou xaV xoïï àyt'ou 7rveu{ji«Toç, mais ajoutait d'ailleurs que le Père n'est pas le Fils, ni le Fils le Père. Le mot uTrocrToccriç est regardé évidemment ici comme l'équivalent de substantia^ . Mais, étant donnée la disposition des dissidents à l'employer dans le sens de personne^ , l'adoption de la formule proposée eût encore embrouillé les questions et aigri les esprits^ Le concile eut la sagesse de s'en abstenir.
Ses décisions furent communiquées à Constance. Celui-ci, comprenant qu'il fallait ménager Constant, répondit à cette communication par une ambassade de deux évêques à son frère et aux latins. Elle apportait une nouvelle formule de foi, préparée probablement dans un concile d'Antioche tenu en 345, et à laquelle on a donné, à cause de sa longueur, le surnom de macrostiche (jjiaxpôcrTi^^oç, à longues lignes)''*. Elle comprcr nait : a) la quatrième formule d'Antioche; b) l'addition de Philippopolis ; c) des explications six ou sept fois plus longues que ces deux textes. Le Fils y était proclamé de l'Iiypostase du Père (m). Dieu parfait et vrai par nature (0eov xarà çuiuiv téXeiov eîvai xai àXy)6-^, rv), joint sans intervalle («(xesixeuTtoç xal àStadTattùç) au Père,