SOCRATE, Ei&L eccL, IV
2. SocRATE, Hist. eccL, IV, 12; SczoHÈrjE, Hist. eccL, VI, 11, 12.
3. SozoMÈ.NE, Hist. eccl., VI, 12. Cependant V. Duchesse, Hist. anc. de l'Eglise, II, p. 430, note.
condamnât ràpoUinarisme , et que l'on reconnut la légitimité de Mélèce. Ses ambassades obtinrent un résultat partiel. En 377, une lettre de Damase condamna Apollinaire', déposa Timotliée, son disciple, et définit encore la divinité du Saint-Esprit^. Devant Finlassable patience de saint Basile et les déclarations de rOccid'ent, les résistances faiblirent peu à peu, les préjugés s'atténuèrent. L'avènement de Tliéodose (379) apporta à l'orthodoxie la faveur impériale : on sentit que le dénouement était proche.
Il eut lieu deux ans plus tard. Théodose, dans l'édit publié en 380, après son baptême, avait déclaré d'abord' s'en tenir à la foi de Damase et de Pierre d'Alexandrie^. Arrivé en Orient, il comprit que ces deux noms ne pouvaient que froisser les susceptibilités die tous ces orientaux, orthodoxes sans doute, mais irrités au fond contre Alexandrie et Rome dont il fallait bien reconnaître la victoire. Aussi le pape ne fùt-il pas invité au concile de Constantinople dé 381". Cent quatre-vingt-six évêques seulement s'y trouvèrent, dont trente-six pneumatomaques sous la conduite d'Eleusius de Cyzique. Le concile fut présidé par Mélèce d'abord, puis par saint Grégoire de Nazianze comme évêque de Constantinople, puis par son successeur. Nectaire. Les pneumatomaques, invités à abjurer leur erreur, se retirèrent du concile^. Celui-ci passa outre et rédigea un xdfxoç, c'est-à-dire un exposé détaillé de la doctrine trinitaire. Cet écrit est perdu; mais il s'en est conservé peut-être la substance dans le premier canon du concile dont voici la teneur ; « La profession de foi des trois cent dixhuit Pères réunis à Nîcée en Bithynie ne doit pas
i. Damasi Epist. vn, H, fragm. 2 et 3.
2. En voir le texte dans Harnack, Lehrb. der DG., n, p. 272, note 4.